C’est armé de listings complets et détaillés des produits incriminés que Bernard Labat, contrôleur principal à la DGCCRF, et Sébastien Pourny ont débarqué dans le Centre Leclerc de Foix.
Non pas une opération commando mais bien un contrôle programmé, face aux représentants de la presse locale, qui s’inscrit dans le dispositif de surveillance piloté par la DDCSPP dont le directeur-adjoint, Gilles Brunati, était également présent.
«Qu’il n’y en ait plus dans les rayons !»
Depuis plus de 15 jours, l’ensemble des produits surgelés susceptibles de contenir de la viande de cheval en lieu et place de viande de bœuf ont été retirés du marché et stockés.
Cette fois, les agents devaient s’assurer qu’il en allait de même pour toutes les boîtes et conserves préparées.
Sur les pas de Yann Rondet, PDG, et de Bernard Labatut, directeur de la grande surface, les agents de la répression des fraudes ont vérifié que les articles avaient été ôtés des rayons puis isolés correctement et stockés dans les réserves.
«Nous sommes ici pour vérifier le retrait effectif de certains produits et nous assurer de leurs conditions de stockage» confirme M. Labat, «qu’il n’y en ait plus dans les rayons»
Un certain nombre de produits «sur lesquels il y a doute, sont retirés par mesure de précaution»
De fait, confirme le directeur commercial, Bernard Labatut, «des conserves à base de viande de bœuf, utilisés pour des raviolis, cannellonis et spaghettis, soit un total de 745 boîtes, sont retirées, isolées et mises en réserve»
Un étiquetage et des affichages clairs dans les rayons (surgelés comme conserves) ainsi que sur les zones de stockage concernées alertent les employés afin qu’ils ne les replacent pas en rayon par mégarde ou ignorance.
«C’est une liste de retrait volontaire qui émane du système d’alerte de notre centrale d’achat, la Galec» précise le directeur.
De fait, rappelle Bernard Labat, «ces produits ne sont pas forcément impropres à la consommation, c’est bien parce qu’il y a eu fraude et tromperie sur la marchandise» qu’ils sont ainsi placés, «en attente de devenir»
C’est l’ensemble des distributeurs ariégeois qui sont concernés
A raison d’une dizaine de vérifications de la sorte, chaque jour, les services de la DDCSPP sont en mesure d’affirmer aujourd’hui qu’il n y a plus aucun risque au niveau des 17 grandes chaînes de distribution ariégeoises et discounters.
«Ce type de contrôle repose bien sur un étroit partenariat entre nos services et les distributeurs, affirme Gilles Brunati, afin de rassurer le consommateur final»
Des propos que confirme Yann Rondet: «il est dans notre intérêt de montrer patte blanche, et dans l’intérêt de nos consommateurs aussi»
A l’échelle de l’Ariège, ce sont ainsi 1340 unités de vente pré-emballées qui ont subi ce retrait effectif.
Un manque à gagner certes pour les distributeurs dont on peut penser que des négociations avec les fournisseurs permettra de trouver un compromis satisfaisant pour tous.
A moins que d’ici là les mesures effectuées ou le don à des organismes caritatifs qui l’accepteraient clairement puisse permettre de lever cette mise en quarantaine des produits restants qui retrouveraient alors leur place dans les rayons, avec la bonne étiquette cette fois.
Au final admet M.Brunati, il s’agit bien de «redonner confiance aux consommateurs et de redorer l’image du secteur de la viande» en général, du bœuf en particulier.
«Les stocks de matières premières sont suivis et tracés, à priori on peut raisonnablement être positifs sur la fin prochaine de cette crise»
Mais attention tempère Bernard Labat, «c’est un travail de surveillance permanent»
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