Un amant éconduit se venge en livrant l’intimité de sa relation sur Facebook, ou comment le réseau social au milliard d’utilisateurs peut en quelques clics se transformer en une sordide arme de vengeance personnelle.
Vendredi dernier, une élue du Pays d’Olmes en a fait la triste et amère expérience quand elle a découvert avec écœurement que son ex-partenaire s’était répandu sur la toile.
Les deux adultes consentants entretenaient une relation extraconjugale depuis plusieurs mois. Michèle* décide soudain de rompre et de cesser toute relation avec Laurent*. Décision que l’amant n’accepte pas.
Alors, il se saisit de son clavier, se connecte sur sa page Facebook et laisse libre cours à sa rancœur. Car si Laurent ne supporte pas la séparation, il digère encore moins le fait d’avoir été remplacé. Il se lâche.
Photographies intimes (que n’aurait pas renié le peintre Gustave Courbet pour son «Origine du monde»…), dénonciations, propos fielleux, tout y passe, et pas que du meilleur goût.
Il active des demandes d’ajout d’amis
«Elle et son ami ont joué avec moi», «Elle est intouchable car elle est une élue et se croit tout permis», «Elle utilise ses pouvoirs à des fins personnelles», «Elle a détruit toute ma famille», «Je lui ai donné mon âme, j’ai divorcé pour elle…», «Ce qu’elle a fait à M. X, elle me l’a fait…»
Pour parfaire son acte, Laurent prend soin d’activer des demandes d’ajout d’amis, comme autant de sollicitations envoyées à différents internautes connectés au réseau social afin de les inviter à converser avec lui et, surtout, à lire ses publications…
C’est ainsi que le «tag» sur le mur fait tache d’huile, que la rumeur se répand, en Ariège et au-delà, que d’illustres inconnus découvrent la nature de la relation entretenue par l’élue du Pays d’Olmes et son désormais ex-amant.
Face à ce déballage indécent, peut-être pris de remords ou apeuré, Laurent décide, samedi, de fermer son compte Facebook. Mais le mal est fait.
Jointe hier, Michèle s’est dite choquée et profondément attristée d’avoir ainsi été jetée en pâture sur internet. Hier matin, elle a porté plainte auprès des services de la gendarmerie pour violation de la vie privée.
Une nouvelle fois, le réseau social le plus fréquenté du monde a fait étalage de sa puissance. En quelques clics, une histoire qui relève exclusivement de la sphère privée se retrouve placardée sur un «mur», livrée en pâture par simple vengeance.
Après les dénonciations calomnieuses, les fêtes étudiantes qui dégénèrent, cette affaire ariégeoise est un pavé de plus jeté dans l’exposition de la vie privée dans les réseaux sociaux.
*Pour protéger l’identité des protagonistes de cette affaire, les prénoms ont été modifiés.
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