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Agressions à la MJC de Pamiers: deux jeunes en garde à vue
10/04/2013 | 19:37

Il n’aura fallu que quelques jours aux équipes du commissariat de Pamiers pour retrouver la trace de quelques jeunes dans l’affaire de l’agression de la MJC.

Rappel des faits: jeudi 4 avril une bande de jeunes prennent à partie des lycéens se rendant à leur cours de théâtre. Voulant s’interposer, deux animateurs et une jeune fille sont «passés à tabac»

Ils sont conduits aux urgences du CHIVA alors que la bande de jeunes disparaît dans la nature.

La série d’incidents récents qui se sont produits à Pamiers, sans aucune relation entre eux, laissent planer une atmosphère d’insécurité et jettent un certain émoi dans la population.

Dans la nuit du 29 au 30 mars des coups de feu, trois, ont été tirés vraisemblablement avec un fusil de chasse, non loin du bar «Le Castella» et de la place Jean Jaurès au centre-ville.

Le contexte alcoolisé au sortir d’un bar a permis à la brigade du commissariat d’interpeller l’individu, il est aujourd’hui incarcéré.

Puis il y a eu la fameuse alerte à la bombe le jour du 1er avril à la gare de Pamiers. Une bombonne de gaz vide abandonnée malencontreusement devant un établissement recevant du public.

«Un mauvais roman de gare» selon les responsables de la sécurité de la ville qui ont tout de même dépêché sur place les démineurs de la sécurité civile de Toulouse.

Et pour couronner le tout cette agression à la MJC. «Dans un climat de crise relativement anxiogène, les gens ont besoin d’exutoires, et le fait de chercher la cause de leur mal-être ailleurs est un réflexe bien connu des sociologues.

Cela ne veut pas dire que la ville de Pamiers soit plus dangereuse que les autres villes du département, loin s’en faut
» s’étonne le responsable associatif un peu excédé par toutes ces rumeurs.

Dans l’agression à la MJC, le Police a depuis le début de la semaine deux jeunes majeurs dans le collimateur. Ce mardi ils étaient en cours d’identification et les enquêteurs du commissariat les ont placés en garde à vue ce mercredi.


Un mouvement citoyen pour être écouté et entendu

Climat d’insécurité ou faits avérés, certains Appaméens se sont réunis aux côtés de Bruno Lansalot, patron du bar «Le Castella», dans un mouvement citoyen qui se veut apolitique.

«Je suis commerçant ici depuis 26 ans, je connais bien la ville et dans mon établissement les langues se délient. Oui, nous assistons à une recrudescence de violences et d’incivilités. Trois évènements récents nous ont fédérés autour de «Pamiers sans violence» pour dénoncer notre ras-le-bol. Nous organisons un rassemblement, type sitting devant la MJC le 17 avril à partir de 19h»

L’invitation a été postée sur Facebook et d’ores et déjà plusieurs centaines de personnes ont répondu favorablement.

«Nous demandons une présence policière en ville, nous nous sentons isolés face à des bandes qui viennent de Toulouse, si nous nous mobilisons c’est aussi pour la sécurité de nos enfants qui fréquentent le collège et le lycée.

Certes nous avons été écoutés par la municipalité et les services de l’Etat qui ont mis en place des patrouilles en ville mais est-ce suffisant? Les commerçants se plaignent également des incivilités. Cette réunion citoyenne mercredi prochain est un véritable appel au secours


Bruno Lansalot précise que «Pamiers sans violence» sera voué à disparaître après le rassemblement du 17 avril… sauf si les organisateurs ne sont pas entendus.
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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 10/04/2013 | 19:37 | Lu: 15113 fois