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Lycée Jean Durroux à Ferrières: élaboration d'une charte pour tous les éco-salariés de demain
17/04/2013 | 18:27
© MidiNews 2013

Ils s’appellent Karen, Maisie, Zurine, Valentina, Elodie ou Julien… des prénoms aux consonances européennes d’élèves venus avec l’ensemble de leurs classes de différents pays (Espagne, Italie, Angleterre, Allemagne) partager les fruits d’un travail au-delà des frontières avec leurs homologues du lycée Jean Durroux à Ferrières sur Ariège.

«Aujourd’hui il y a 28 élèves venus de ces pays accueillis par les 20 élèves de la classe de terminale en baccalauréat professionnel Comptabilité Secrétariat. Au total plus d’une centaine d’élèves ont été impliqués dans le cadre du projet européen Comemius» explique l’une de leurs professeurs Cathy Pons, chargée de la communication et de l’organisation.

Un projet démarré voici deux ans alors que la plupart étaient encore en première et qui a nécessité maints déplacements, rencontres et échanges entre chaque partie prenante. «Un vrai travail collaboratif reposant sur des échanges fructueux»

Une ambition: réduire l’empreinte écologique de chaque futur salarié
Sur cette vaste problématique, sensibiliser des éco-lycéens d’aujourd’hui pour les transformer en éco-salariés de demain, chacune de ces classes s’est emparée d’une thématique avant que le fruit de ce travail commun ne soit présenté au lycée Durroux, en présence des élèves, d’une partie de leurs professeurs et de Rolande Sassano, manifestement ravie de représenter la région sur ce type d’initiative.

Prenant appui sur le fait «que chacun a un rôle à jouer dans la protection de l’environnement et le développement durable», les élèves ont tout d’abord élaboré une charte environnementale. Celle-ci met en avant les principes et règles de bonne conduite et autres bons gestes à adopter pour réduire l’empreinte écologique de chacun tout en conciliant diminution des coûts de fonctionnement et bien-être des utilisateurs.

Cette charte écrite doit servir de précepte à chacun des élèves et a «vocation à être diffusée dans les entreprises qui les accueillent en stage et où ils travailleront demain.

Les élèves se sont imprégnés de ces concepts au quotidien,
complète le professeur. Par exemple on privilégie les impressions recto-verso et en noir et blanc. De même ils adoptent la messagerie interne plutôt que laisser des mots dans les casiers des profs»

Un DVD illustrant les préconisations de la charte a également été réalisé et présenté à l’assemblée, toujours autour de ces 5 thèmes, soit un par pays impliqué.

«Faire de l’Europe notre maison commune»
Pour Jean-Michel Dorne, proviseur du lycée, cette expérience (financée à hauteur de 25 K€ par l’Union européenne) est une «formidable leçon de tolérance, de respect, de travail en commun au-delà des différences (autant pour les lycéens que les approches éducatives confrontées les unes aux autres) qui contribue pleinement à l’année européenne des citoyens»

Inscrire le futur salarié dans une perspective éco-citoyenne à l’échelle européenne est un excellent moyen selon lui de «faire émerger une identité européenne si difficile à faire valoir aujourd’hui en ces temps de crise»

Emphatique, il citera Gorbatchev qui voulait «faire de l’Europe notre maison commune»; un dessein capable selon lui de «positionner différemment l’Europe et même lui donner une réelle plus-value sur le plan environnemental, face à la concurrence internationale»

Armés de cette charte qu’ils ont eux-mêmes contribué à bâtir, nos jeunes lycéens ont désormais une autre responsabilité, celle de l’appliquer aujourd’hui et demain. Chose pour laquelle leurs propres parents ne donnent pas toujours le meilleur exemple.

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auteur: Sylvain Sastre | publié le: 17/04/2013 | 18:27 | Lu: 13030 fois