Alors que la date de son inauguration officielle s’approche avec le retour des douceurs printanières, Jacques Jacquet, médecin coordonnateur de santé, et Régine Galy, cadre supérieur de santé venue du Pôle de réadaptation de l’hôpital, nous en disent un peu plus sur les missions du Pôle d’Activités et de Soins Adaptés (PASA), dont les travaux d’aménagement se sont récemment terminés, offrant un bâtiment flambant neuf, aux toutes dernières normes.
Lutter contre les troubles comportementaux de personnes atteintes de maladies Alzheimer et de pathologies apparentées
85% des malades Alzheimer se caractérisent par une perte de moyens physiques, de troubles et autres pertes de mémoire qui peuvent aussi se prolonger de troubles comportementaux (dépression, hallucinations, fausse reconnaissance, agressivité, etc.).
Directement issu du Plan national portant sur les maladies d’Alzheimer, le PASA, au rez-de-chaussée du jardin des cèdres Bleus, s’est greffé sur l’EHPAD (l’établissement hébergeant des personnes âgées dépendantes) tout proche, plus connu sous le nom de Résidence Saint-Paul, boulevard Noël Peyrevidal en plein cœur de Saint-Girons.
Pour lutter contre la désocialisation et le désapprentissage des résidents de l’EHPAD, il propose des ateliers thérapeutiques et vie sociale dont l’objectif est de maintenir voire renforcer les capacités fonctionnelles cognitives et (ou) sensorielles.
Une structure qui s’inspire (comme l’ensemble du plan Alzheimer) de ce qui existe et fonctionne déjà depuis longtemps au Québec.
«C’est une véritable unité de soin, présente le Dr Jacquet. L’idée c’est d’améliorer tout ce qui reste des qualités physiques et psychiques des personnes que nous accueillons»
Complémentaire de la structure résidentielle (l’Ehpad), le PASA invite ses résidents à venir pratiquer une multitude d’activités proposées à des petits groupes de 4 à 5 personnes définis de façon homogène et cohérente (par une psychologue).
«Toutes ces activités, encadrées par des professionnels de la santé spécialement formés, ont pour but de rechercher les gestes que la personne peut encore faire mais qu’il faut parfois savoir stimuler. Cette action tend à limiter les excès de troubles comportementaux (de tout ordre) et favorise une prise moindre de médicaments»
«Partager un moment de bonheur, simple»
Retrouver qualité de vie et de projet, c’est ce qui est proposé aux 14 personnes en moyenne et au maximum accueillies par jour. «Ça commence dès 9h autour d’un café en toute convivialité, commente Mme Galy. On recrée un environnement familial pour partager un vrai moment de bonheur autour de choses simples»
Ensuite chaque groupe se répartit au gré des ateliers proposés: chant et musique, cuisine, gymnastique douce, bien-être et relaxation tout au long de la journée. «Il s’agit au travers des activités proposées sur place d’aider ces personnes à retrouver au maximum leur mode de vie ancien, le geste juste, de les valoriser et évidemment d’éviter de mettre ces personnes en échec»
Retrouver le plaisir de ce geste juste prend forme avec des choses parfois très simples, commentera Chantal, l’une des ASG, comme «préparer un plat, mettre la table, faire la vinaigrette, l’apprécier et voir que les autres l’apprécient»
L'objectif principal étant enfin «d'améliorer la qualité de vie des résidents avec une ambiance familiale propice à la création de lien social»
Au final, poursuit Régine Galy, «on constate un réel ralentissement des phénomènes liés à la maladie, des progrès durables». Et si les résultats sont manifestes pour la plupart des résidents accueillis, les retours des proches et membres de la famille sont eux aussi «très positifs»
Patrick Laffont, cadre de santé, complète sur l’indispensable organisation coordonnée de ces équipes pluridisciplinaires (médecin coordonnateur, cadre de santé, psychologue, assistante de soins en gérontologie, ergothérapeute et géronto-psychologue), au quotidien autour du patient et l’importance du lien avec les familles.
Pour l’heure, «ce havre de paix» attend en toute quiétude son inauguration officielle.
D’ici deux ans l’ARS évaluera le dispositif avant de se déterminer sur les suites, notamment financières, à donner. Toujours un peu plus de bonheur de pris…
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