C’est sous le terme d’enfants précoces que l’on nomme désormais ceux que l’on appelait il y a encore peu de temps des surdoués.
Pour Christelle Charles, le diagnostic posé par un médecin est tombé pour ses quatre enfants. Tant bien que mal, années après années, elle a tenté de comprendre et d’aider au mieux ses enfants dans leur situation.
Car vu de l’extérieur, un enfant précoce semble plutôt un cadeau, voire une bénédiction du ciel. Effectivement, il s’agit d’enfants à haut potentiel intellectuel ou intellectuellement précoces avec un quotient intellectuel (QI) élevé situé à partir de 125-130.
C’est l’aspect comportemental qui pose plus de problème. Les profils sont aussi nombreux qu’il y a d’enfants, chaque cas peut se révéler à part. Pour autant, plusieurs catégories se dessinent entre celui qui fera le clown toujours dans l’autodérision, l’enfant renfermé mal dans sa peau et celui plus extraverti qui marquera des signes de prétention.
Au final, le point commun de tous: une hyper sensibilité qui pourra les amener à se sentir rejetés et incompris. «L’enfant va être très curieux et s’intéressera à des choses qui ne sont pas de son âge. De là en découle des souffrances liées au rejet que ce comportement peut susciter» explique Samantha-France Dhers, vice-présidente de l’association.
Des ateliers pour réunir les enfants et pour orienter leurs parents
De ce mini-parcours du combattant qu’elle a elle-même vécu, Christelle Charles veut désormais aller de l’avant. Elle ne sait que trop combien il faut être patient pour poser ce diagnostic, combien il faut expliquer à l’école pourquoi l’enfant a ce comportement et ce que leur professeur peuvent faire simplement pour les aider.
«Ils avalent littéralement toutes les émotions et ne supportent pas l’injustice. C’est pour cela qu’ils sont dans la souffrance. Et c’est aussi pourquoi il est nécessaire d’apporter de la compréhension» insiste Christelle Charles, la présidente de l’association.
«Notre volonté est d’aider aussi les parents qui sont très seuls et mal orientés. Il faut casser les idées reçues sur un enfant précoce premier de la classe. C’est loin d’être toujours le cas car certains sont même en échec scolaire» ajoute Samantha.
Ce qui guette ces enfants, c’est l’ennui. Eux qui assimilent beaucoup plus vite que les autres certains principes, ne le supportent pas. «Les enfants surdoués ne sont pas ce que l’on croit. Ce sont des enfants très sensibles et qui ont une reconnaissance énorme envers ce qu’ils aiment. Ce qu’il y a, c’est qu’ils comprennent plus tôt que les autres le fonctionnement des humains» argumente Christelle.
Depuis un mois, les deux femmes ont donc lancé «C’est quoi ta planète». Après la première réunion d’informations, elles prévoient de mettre en place des ateliers planète théâtre, planète musique, langues ou réflexions. Avec dans chaque situation, une boîte à idées à destination des enfants et des parents.
Toute jeune association, «C’est quoi ta planète» fait appel aux dons généreux des personnes intéressées pour aider à la pratique des ateliers via le don de papeterie ou d’instruments de musique.
Un site internet sera prochainement mis en ligne pour expliquer la démarche. En attendant, il est possible de contacter l’association au 04 68 23 47 01 ou au 06 69 57 43 74. Ou bien par email sur [email protected].
- Foix: le FAJIP fait vivre la démocratie entre Ariégeois et Anglais
- Bronzage artificiel, le manque d'informations domine encore le secteur y compris en Ariège
- Commémoration des crimes antisémites: «le devoir de mémoire doit s'accompagner d'une devoir...
- Foix: quand des Ariégeois deviennent «familles de vacances»
- Michel Teychenné a rendu son rapport sur l'homophobie à l'école au ministre de l'Education...
- Nouvelle hausse du prix du tabac, les buralistes ariégeois inquiets
- La Caf de l'Ariège remet des «sac'ados» pour accompagner les jeunes vers l'autonomie
- Lutter contre l'insalubrité et la précarité dans le logement reste une priorité à Saint-Girons...
- Le syndicat départemental des pharmaciens voit d'un mauvais oeil la vente des médicaments sur...
- La préfecture de l'Ariège alerte sur les fortes chaleurs et les risques de noyade
- Avec l'été, la fourrière de Saint-Girons se prépare au traditionnel pic des abandons
- Communauté musulmane en Ariège: questions à Mbarek Ben Ouoch, nouveau représentant du CRCM

fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.





