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«Par méconnaissance, notre société a trop longtemps fermé les yeux sur l'autisme» a reconnu Marie-Arlette Carlotti, la ministre déléguée chargée des personnes handicapées, lors de la présentation du troisième plan national de lutte contre l’autisme.
Touchant entre 250 000 et 600 000 personnes en France, ce handicap reconnu comme tel en 1996, et cause nationale en 2012, fourbit ses armes pour une meilleure prise en charge.
Parmi les mesures annoncées, un dépistage dès l’âge de 18 mois. «Il nous faut agir dès la petite enfance» a précisé la ministre lors de sa conférence de presse parisienne.
Elle a aussi appuyé pour l’utilisation de méthodes éducatives et non plus psychanalytiques. 350 places de «répit» pour épauler les aidants vont être créées. 700 places seront dédiées pour les petits en unités d’enseignement en maternelle. Le plan prévoit enfin la formation de 5000 professionnels et 1500 places d’accueil pour les adultes autistes.
Dans le département, l’association Autisme Ariège regroupe une cinquantaine de membres. Elle apporte un soutien important aux familles d’autistes par moment très isolées et mal orientées. «En Ariège, on part de rien, on est pour l’instant les parents pauvres» regrette Nicole Mouchague, co-présidente de l’association avec Abel Fernandès.
Si globalement, elle estime que ce plan reprend les inquiétudes et revendications des familles, Nicole Mouchague indique que l’association restera vigilante à son application locale.
«Les parents sont obligés de se rendre à Toulouse pour poser un diagnostic, et ce n’est pas normal car tout cela a un coût». La réduction du délai pour poser le diagnostic dès 18 mois est un très bonne chose pour l’association, permettant par le même fait à la France de réduire son retard par rapport à beaucoup d’autres pays dans ce domaine.
Des regrets par rapport au manque de projets pour les adultes autistes
«En France, on avait du retard car on n'arrivait pas à prendre conscience de la problématique de ce handicap. Concernant la formation, on ne peut qu’être d’accord car personne ne sait vraiment comment faire» souligne Nicole.
Dans ce plan, les axes développés correspondent bien aux thématiques chères aux familles. Mais localement, la crainte reste vivace. «On veut voir les engagements se concrétiser car cela reste encore flou et nous avons besoin de certitudes»
Pour autant, l’association manifeste quelques regrets notamment au sujet des adultes autistes. «Il ya trop peu de choses possibles pour l’insertion des adultes autistes. Il faut un vrai travail sur ce plan-là pour obtenir une structure pilote innovante et expérimentale pour leur venir en aide» pense la co-présidente.
L’association dit continuer à exercer une vigilance pour faire remonter les satisfactions ou mécontentements des familles. «Il faut voir ce que vont donner tous ces axes et voir comment ils vont se développer»
Autre regret, le manque de création pour l’option redéploiement ou transformation de lieux déjà existants. «Notre système en France est très institutionnel, peu enclin à travailler en milieu ouvert. Il faudrait un accompagnement plus concret et que cela ne reste pas juste à l‘état d’intention»
Côté financier, le budget du plan sur la période 2014-2017 s'élève à 205,5 millions d'euros, soit 18 millions d'euros de plus que le précédent.
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