Des textes, des ouvrages et la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen pour accueillir le visiteur à cette exposition initiée par les élèves de 4e du collège de Lézat-sur-Lèze.
Depuis 2006, le Président de la République a souhaité que la France métropolitaine honore le souvenir des esclaves et commémore l’abolition de l’esclavage. Il a choisi pour cela la date du 10 mai, date anniversaire de l’adoption à l’unanimité par le Sénat de la loi de 2001 reconnaissant la traite et l’esclavage comme un crime contre l’humanité.
Mercredi, le préfet de l’Ariège Salvador Pérez, en présence de la directrice départementale des services de l’Education Nationale Nathalie Costantini, inaugurait l’exposition de ces jeunes sur la commune de Lézat. On pouvait également noter la présence du maire ainsi que des professeurs des jeunes élèves.
«A l’occasion de cette journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions, je suis heureux que ce devoir de mémoire se déroule au sein d’un collège, et que l’enseignement de ce que fut l’esclavage trouve sa juste place dans les programmes scolaires, à l’école primaire, au collège et au lycée. Jeunes gens, vous avez aussi ce devoir de mémoire, ce devoir de lutte, aux côtés de vos aînés, contre ce qui aujourd’hui encore est un fléau de l’humanité, ce que d’aucuns veulent banaliser» s’est exprimé devant les élèves le préfet.
Un esclavage pas totalement éliminé de notre monde
Pour les participants, cette journée représente aussi l’occasion de reconnaître que malgré des siècles de lutte, l’esclavage n’a pas été complètement éliminé de notre monde.
«Elle rappelle également que la lutte contre l’esclavage est au cœur de l’idéal républicain. De nombreuses formes d’esclavage persistent, comme le travail forcé et la main d’œuvre servile, le travail des enfants et l’esclavage à des fins rituelles ou religieuses.
Le monde doit aussi faire face à une nouvelle forme d’esclavage, à savoir la traite d’êtres humains, qui entraîne de nombreuses personnes vulnérables, quasiment abandonnées par les systèmes juridiques et sociaux, dans un engrenage sordide d’exploitation et d’abus» a affirmé le représentant départemental de l’Etat en Ariège.
Il a enfin souhaité souligner que «ceux qui pratiquent, soutiennent ou facilitent l’esclavage ou des formes apparentées doivent en être tenus responsables au niveau national et, si nécessaire, international. D’autre part, la communauté internationale doit faire plus pour combattre la pauvreté, l’exclusion sociale, l’analphabétisme, l’ignorance et la discrimination qui accroissent la vulnérabilité et font partie des causes profondes de ce fléau» a conclu le préfet.
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