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La «Georgette d'or»: les premiers trophées pour récompenser la Restauration ariégeoise
14/03/2012 | 23:39
© MidiNews 2012
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innovation Georgette, une création ariégeoise présente sur les meilleures tables du monde

Il s’en est passé des choses depuis le moment où l’aventurier-inventeur ariégeois Jean-Louis Orengo a eu l’idée (en pleine expédition dans le grand nord) de créer un objet qui soit «une cuillère à bord tranchant et une fourchette en un seul couvert»... jusqu’à aujourd’hui, où cet objet est en passe de devenir le premier trophée de la Restauration de l’Ariège.

En plus de trouver sa place sur les plus grandes tables (celles d’Alain Ducasse ou de Paul Fontvieille), la «Georgette» anime maintenant la vie locale et va venir récompenser les meilleures tables du département.

Pour la première fois, une fête de la gastronomie va être organisée par l’Union des métiers de l’industrie de l’hôtellerie (UMIH), en collaboration avec la CCI (Chambre d’Industrie et de Commerce) et l’Agence de Développement Touristique (ADT).

Des «Georgettes d’or» seront remises dans trois catégories: le café-bistrot (restauration rapide de qualité), le traditionnel et familial, et enfin le gastronomique.

Un plat ou menu spécial Georgette devra être réalisé et proposé pendant la durée de l’opération. Le public pourra voter et participer.

En fonction du vote du public, c’est ensuite un jury de professionnels qui distribuera les trois «Georgette d’or», en tenant compte de la créativité et l’originalité du menu, l’authenticité des produits, la mise en valeur du menu spécial Georgette, l’accueil, ou encore le rapport qualité-prix.

Déjà 40 restaurateurs se sont inscrits pour tenter leur chance.

«On n'est plus obligé d’être trois étoiles pour faire de la bonne cuisine» affirme Bernard Garcia (président de l’UMIH 09) qui tente une opération de communication sur son secteur, «les bonnes tables ont besoin de fréquentation car entre les charges et les mises aux normes qui pèsent sur la profession, on a besoin d’avoir de la clientèle.

On est en période de crise donc c’est une idée pout stimuler tout cela
»

Mais selon le président de l’UMIH, «on a surtout voulu mettre en avant un symbole original, qui est la Georgette, qui va faire beaucoup parler d’elle»


Brève histoire de la «Georgette»...

En 1988, Jean-Louis Orengo (personnage aux multiples facettes qui est à la fois aventurier, trappeur, inventeur, ichnologue) part pour une expédition dans le grand nord, «pour ne pas alourdir notre bardas, nous n’avions pris que des cuillères. Plusieurs fois, des fourchons nous ont manqué»

De retour en France, le voilà qui moule le premier prototype d’un objet qui permet de séparer, de piquer et de cueillir ce que l’on a dans l’assiette. Un «3 en 1» unique en son genre.

Jean-Louis Orengo n’est pas un designer. Il se décrit comme un «observateur», qui a fait évolué sa création en fonction des besoins du gourmand qui déguste un plat.

Un peu comme le fait cette nature qu’il aime tant quand elle a fait pousser des ailes, des palmes, des poils à tel ou tel animal. Le couvert atypique a d’ailleurs comme un air de patte animale.

Après le stade de la conception, un brevet est déposé. Plusieurs fois, il s’entend dire que ça ne marchera pas. Mais le projet avance, pas à pas.

De rencontres fortuites avec des ingénieurs et un chef restaurateur vont finalement donner naissance à un couvert de table unique en inox, aux lignes travaillées et épurées.
actualites Ariege
auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 14/03/2012 | 23:39 | Lu: 25772 fois