Elle a bien failli être invitée au mariage princier de Monaco l’été dernier… adoptée par Hélène Darroze pour son établissement parisien de la rue d’Assas, Alain Ducasse l’a faite voyager jusqu’à Hong Kong pour son nouveau Spoon et elle ne quitte plus Paul Fontvieille depuis l’ouverture du Carré de l’Ange à Saint-Lizier.
«Georgette» tel est le nom de ce couvert nouvelle génération qui révolutionne aujourd’hui les arts de la table.
Derrière ce prénom un peu démodé se décline un objet de design esthétique et pratique, permettant de goûter un aliment accompagné de sa sauce en une seule bouchée.
C’est son côté révolutionnaire et innovant qui a séduit le chef du restaurant gastronomique licérois qui voit à travers le design visionnaire de ce couvert «deux en un» un instrument permettant de valoriser ses créations.
«Je suis convaincu que Georgette est un complément de notre démarche novatrice ou rénovatrice de la gastronomie» ajoute Paul, connu pour la créativité de sa cuisine.
L’idée du concept est née en 1988 suite à une expédition dans le grand nord canadien organisée par Jean-Louis Orengo, passionné d’ichnologie et créateur du Pays des Traces à Saint Lizier.
Parti avec son co-équipier Lin Bourdais pour vivre une aventure à la Jack London, les deux trappeurs naturalistes se sont vite rendus compte qu’il fallait alléger les traineaux; aussi la fourchette est abandonnée au profit d’une cuillère plus polyvalente.
Mais sur place il s’aperçoit vite de l’utilité d’une fourchette et à partir de là nait l’idée de ce nouvel ustensile, proche de l’anatomie d’une patte animale: la longueur des griffes et la forme du coussinet plantaire.
De retour en Ariège, Jean-Louis fabrique le premier prototype de ce couvert hybride, au début avec une fourchette et de la pâte à modeler.
Il fait ensuite évoluer ses modèles en résine, en corne, puis les donne à tester à son entourage pour les adapter et les faire évoluer.
Le brevet de cette invention est déposé et grâce à un couple d’amis ingénieurs (Daniel et Virginie Boulenger) Georgette prend enfin vie.
«Au départ, c’était vraiment un couvert d’aventurier, j’avais conçu le cuilleron de la queue pour nettoyer les gamelles ou plonger dans les pots de confiture mais ce modèle ne convenait pour rentrer chez les chefs étoilés ou pour travailler avec Dom Pérignon […]
J’ai donc axé sur le design et la fonctionnalité de ce couvert: 4 fourchons pour piquer, un cuilleron pour cueillir et déguster, un bord effilé pour trancher.
C’est un merveilleux outil adapté à tous les mets, du début à la fin du repas, du foie gras poêlé au poisson en sauce en passant par les profiteroles au chocolat.
Les retours sont encourageants, les gens prennent vraiment du plaisir avec Georgette, ce n’est pas seulement un effet de mode»
Jean-Louis est fier de voir cet objet sur les tables des plus grands chefs car c’est un peu de l’identité du département que l’on retrouve associé aux grands noms de la gastronomie.
Georgette éveille les convoitises, suscite les curiosités et pourrait bientôt contribuer à développer l’économie locale car avoir de bonnes idées c’est bien mais pouvoir en vivre c’est encore mieux.
Désormais disponible en inox ou en métal argenté, on peut faire l’acquisition de Georgette sur Internet, directement chez l’inventeur du concept au Pays des Traces ou chez Paul Fontvieille au Carré de l’Ange à Saint-Lizier.
On pourra également retrouver Georgette le week-end prochain dans le cadre du Festival des Saveurs à Ax les Thermes.
Renseignements: www.georgettes.fr
Crédit images Georgette: Raphaël Kann
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