Pionniers en matière d’éco-tourisme et pour leur engagement écologique depuis plus de vingt ans, François et Robert Birebent ont réussi à faire classer leur colline en réserve naturelle afin de protéger orchidées, oiseaux et papillons.
Gérants d’un camping trois étoiles dont les emplacements sont disséminés en terrasses sur plus de 6ha, éleveurs bio (ânes et moutons) sur 70ha, ils ont décidé de s’inscrire dans le programme des «1001 Terrasses d’Ariège» porté par le Fédération Pastorale, soutenu à travers le programme Leader par l’Europe, la Région et le Département.
«Il y avait ici un patrimoine viticole important, des terrasses à vignes pour la plupart à l’abandon, ensevelies sous les broussailles ou en prairies naturelles[…]
1999 voit l’émergence des Contrats territoriaux d’Exploitation (CTE) et l’Ariège fait partie des départements pilotes, le ministre de l’agriculture de l’époque, Jean Galvany, vient lui-même signer les premiers CTE à La bastide de Sérou.
Nous avons saisi l’opportunité pour installer une truffière, 2ha plantés de 750 chênes dont 150 chênes verts» explique Robert Birebent, qui dans un second temps rencontre François Régnault, animateur du réseau 1001 Terrasses d'Ariège.
«Nous avons engagé une réflexion dans le cadre de notre EARL agricole pour préparer une transmission d’entreprise en essayant de nous diversifier afin de permettre à de jeunes agriculteurs de s’installer sur des produits à haute valeur ajoutée…
Nous avons pensé au safran. Il permet de valoriser de petites surfaces, il permet de réaliser des animations sur le camping et plusieurs chefs sont déjà intéressés pour valoriser sur leur carte notre prochaine récolte»
Aujourd’hui, le projet s’est concrétisé. C’est sur les anciennes terrasses viticoles restaurées que les premiers bulbes de «crocus sativus» (signifiant «filament» en latin) ont été plantés avec l’aide de quelques vacanciers du camping qui se sont prêtés au jeu… une expérience unique pour la plupart.
Des bandes de 30m de long sur 1,20m de large ont permis d’accueillir un millier de bulbes de cet «or rouge»
La première récolte est prévue en octobre et chaque bulbe se démultiplie chaque année.
«Ce sont des bulbes bio qui viennent des Pyrénées orientales» précise Robert qui, fidèle à ses engagements en matière d’écologie, a supprimé depuis plus de 20 ans tout produit chimique sur son exploitation.
Un moment de bonheur partagé dans un paysage de carte postale, avec au loin les Pyrénées et le Lac de Montbel.
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