Décidément la valeur n’attend pas le nombre des années. Marie Amat, 12 ans, originaire de La Bastide de Bousignac vient de se qualifier pour la seconde année consécutive pour les championnats de France de tir sportif, une passion qu’elle partage désormais avec son père Jérôme qui pour l’accompagner s’est lui aussi mis au tir.
Quand la chasse mène à la compétition de haut niveau
Née dans une famille de chasseurs, Marie s’est naturellement dirigée vers la Société de Tir du Pays d’Olmes où elle a fait ses premiers pas dans cette discipline exigeante qui demande de la précision, de la concentration et de la rigueur.
Les débuts de la jeune adolescente sont sidérants. Marie, plutôt timide, se révèle être une redoutable tireuse.
En 2012, elle remporte les épreuves départementales et régionales de tir au pistolet (4,5 mm sur 10 m), elle est classée première régionale et dix-neuvième au plan national. Elle finit vingt et unième du championnat de France.
En 2013, Marie est classée à nouveau première régionale et occupe le second rang national. Arrivée quatrième ex-æquo, elle vient de rater de peu le podium à la finale du championnat de France à Montluçon.
Mais cela n’a pas entamé l’enthousiasme de la jeune championne qui a repris ses entraînements avec son sérieux habituel. Un sérieux qui lui a permis cette année de passer brillamment en classe de 5ème au collège de Mirepoix.
Une discipline exigeante
«Cette discipline nécessite beaucoup d’entraînements (2 à 3 fois par semaine) et de sacrifices, ajoute Jérôme. Au départ Marie a fait ses débuts à la carabine puis elle a opté pour le pistolet; aujourd’hui je suis un papa comblé, j’ai moi aussi pris la licence de tir, on pratique le même sport, nous faisons des concours amicaux toute l’année»
Un très bon élément selon André Saint Sernin, président de la STPO depuis trois ans: «nous avons eu de bons éléments comme Noël Grauby (75 ans) en son temps… Marie assure la relève. Le tir séduit beaucoup les jeunes. Ici les effectifs ont augmenté et se sont rajeunis… il est vrai que quand on a touché au tir, on s’applique et on s’accroche»
Une discipline qui nécessite quelques investissements (il faut compter 1000 euros pour un pistolet et les boîtes de munitions ne sont pas données) mais quand la passion est là...
Un sport très réglementé comme le précise le président Saint Sernin: «toutes les personnes ayant une arme sont obligées de faire des tirs dits réglementés, c'est-à-dire trois tirs espacés de trois mois et de faire tamponner leur carnet. C’est une obligation pour renouveler leur autorisation de détention d’armes»
Dans le département de l’Ariège il n’y a plus que deux clubs de tir, la société de tir de Pamiers et la STPO de Lavelanet qui propose des entraînements en salle (sous la salle Avelana) et en plein air (stand de tir de St Jean d’Aigues Vives).
André Saint Sernin est catégorique: au-delà du plaisir de se retrouver et de partager sa passion, «c’est bon pour la vue, les réflexes et le mental !»
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