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Pamiers d'hier et d'aujourd'hui: l'usine dans les années 30

Fonderie d'Issoudun
© midinews (archives)

En 1929 la production française de fonte et d’acier atteint des chiffres records avec 10 300 000 tonnes et 9 711 000 tonnes. La France se situe en 1930 aux deuxième et troisième rangs mondiaux, devançant l’Allemagne pour les fontes et la Grande Bretagne pour l’acier.

Après une période difficile, la Société Métallurgique de l’Ariège semble se sortir de la crise. Elle sera finalement absorbée par la Société anonyme de Commentry Fourchambault Decazeville, en 1930, formée en 1854 par la fusion de plusieurs compagnies.

L’usine de Pamiers reste le principal établissement de la société qui comprend également les houillères de Saint Michel, près de Decazeville, la mine de Puymorens, la Fonderie d’Issoudun, les hauts fourneaux de Tarascon.

En 1929 ces derniers produisent 44 000 tonnes de fonte. Ils seront éteints en 1932 et vendus à la Société des forges de Pont-à-Mousson. Ils seront réutilisés un temps peu avant la seconde guerre mondiale, modernisés en 1950, et définitivement fermés en 1953.

L’usine de Pamiers connaît des jours meilleurs. Le chemin de fer transpyrénéen va être mis en service, lui ouvrant ainsi le marché espagnol. Les fabrications sont de qualité: tubes, bandages, essieux montés, ressorts… Le personnel compétent. L’établissement appaméen est bien approvisionné en ferrailles. L’aciérie vaste, comprend deux fours Martin de 30 tonnes et un four électrique de 4 tonnes. De nouveaux fours électriques pourraient y être installés pour utiliser l’énergie disponible des centrales de l’Ariège.

Mais les années 1931 à 1934 sont dures pour l’industrie métallurgique. L’effectif de l’usine de Pamiers passera de 1233 à 796 employés, et 778 en 1931-1932. La tuberie sera fermée. Les anciennes fabrications telles que les essieux de charrette, le fil de fer, certaines pièces de matériel ferroviaires, la taillanderie disparaitront. Les laminoirs resteront inactifs.

Avec l’avènement de la guerre d’Espagne en 1936 et la montée au pouvoir d’Hitler, les commandes d’armement deviendront importantes. Les ouvriers travailleront entre 48 et 52 heures par semaine à l’usine.

L’aéronautique nationale souhaite même voir l’usine de Pamiers s’équiper pour la Défense Nationale et s’intégrer, comme fournisseur, dans le programme qui consiste à développer dans le Sud-ouest de la France une puissante industrie aéronautique.

Pamiers reste bien placé en effet pour alimenter la grande usine de moteurs qu’Hispano Suiza installe à Tarbes et les usines de cellules d’avions de la région Toulousaine.

Mais à l’annonce du deuxième conflit mondial, comme en 14/18, l’usine devra participer à «l’effort de guerre»

PR | 02/06/2014 - 19:17 | Lu: 16983 fois