André Trigano nous ouvre les portes de sa fabuleuse collection d'automobiles anciennes
On connait l’homme d’affaires, l’homme politique mais peut être mois le collectionneur…
André Trigano dans les années 50 est passionné de sport automobile, il fait des rallyes: Monte-Carlo, Tour de France Auto, Rallye d’Europe. Quand il arrête cette activité en 1957 il garde ses deux dernières voitures de course, une Austin Healy et une 15 Chevaux Citroën.
Des voitures de circuit aux berlines de luxe, un collectionneur passionnéA partir de là, il attrape le virus de la collection, avec patience et passion il sélectionne les plus beaux spécimens ou achète de véritables épaves qu’il refait avec des pièces d’origine.
Aujourd’hui ce sont plus de 120 voitures exposées dans deux garages spécialement aménagés pour cette collection vivante car pour l’ancien pilote de course, une voiture c’est bien mais il faut qu’elle soit entretenue et roulante:
«Ici ce n’est pas un musée, elles ne sont pas statiques, c’est une collection bien vivante. Certes je ne m’en sers pas beaucoup mais j’aime bien les faire tourner et me promener de temps en temps avec une décapotable ou une conduite intérieure... la passion c’est ma vie et sans passion on ne fait rien»
Etant jeune André Trigano, comme tous les garçons de son âge aime les voitures mais sans pour autant en avoir une: «Ce n’était pas accessible à toutes les familles avant guerre. Donc je les ai d’abord regardées, j’ai rêvé qu’un jour j’en aurais une mais je ne pensais pas en posséder autant!»
Au début le collectionneur se passionne pour la marque Citroën: «André Citroën était un génie visionnaire, un grand ingénieur dans l’aéronautique et l’automobile, on lui doit beaucoup de choses. C’était un fondateur et on oublie trop souvent les fondateurs. J’ai collectionné ses voitures pour lui rendre hommage en quelque sorte… et puis j’ai eu la chance de rencontrer sa fille… aujourd’hui j’ai 40 Citroën»
Cependant sur cette collection de 120 voitures, André Trigano avoue aussi avoir ses préférences:
«J’aime bien le cabriolet traction avant Citroën de 1939, je l’ai connu pendant le Résistance, c’était une voiture très belle à l’époque, elle a eu beaucoup de succès. Ce n’était pas une voiture de luxe, ni une voiture populaire, c’était une voiture du juste milieu… et c’est un peu ma position dans la vie, toujours entre les deux, toujours au milieu si possible.
Je suis très attaché à cette Cadillac qui a fait la Libération et la campagne d’Allemagne, elle appartenait au général Paton et je l’ai trouvée au surplus américain. J’aime aussi cette Delage de 1950 qui appartenait à Edouard Herriot, président de l’Assemblée Nationale!»
Un fabuleux patrimoine mécaniqueToutes les voitures de sa collection ont une histoire: la Cadillac de la princesse Soraya, offerte par le Shah en cadeau de rupture ou la Packard noire 1936 du parfumeur Lanvin entièrement restaurée.
Cette collection de voitures anciennes se lit comme on feuillette un livre d’histoire des années 20 aux années 60, de la tôle pliée à la tôle galbée, des voitures populaires produites à la chaine des années 1930 aux voitures de luxe des années 50, les formes d’arrondissent, la voiture devient un véritable objet de luxe, se perfectionne et atteint les sommets du raffinement.
Il faut être passionné de mécanique mais aussi un peu esthète pour s’intéresser à ces merveilleuses carrosseries que l’on a envie de caresser tant elles sont généreuses. Bien que sa préférence aille de loin à son merveilleux cabriolet Citroën noir intérieur cuir rouge, André Trigano en véritable collectionneur, ne se séparerait pour un empire d’une seule des ses voitures: «Je suis très attaché à elles et cela jusqu’à la fin de ma vie»
Toute la partie rénovation est réalisée sur place: «Siou fait la partie mécanique, j’ai un tôlier-carossier-peintre, nous faisons tous les travaux sauf la sellerie. Tout est fait dans les règles de l’art, ici on ne bricole pas. Une voiture, ou elle est d’origine ou on la refait avec des pièces d’origine… actuellement j’en ai une bonne trentaine en attente de restauration, nous en restaurons 2, 3 ou 4 par an, selon les années.
Elles proviennent d’expos, de vente aux enchères et beaucoup de personnes me sollicitent mais à présent je n’en achète plus, je préfère restaurer celles qui sont au garage»
Delahaye, Riley, Salmson, Packard, Rolls Royce, Ford, Triumph, Chevrolet, Excalibur… on imagine sans peine les stars du cinématographe ou du Show-biz, les hommes politiques, les princes ou les princesses dans ces rutilantes mécaniques avec chauffeur, les concours d’élégance ou le derby d’Epsom à la grande époque...
Une passion qu’André Trigano n’hésite pas à faire partager.
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