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Tribunal Correctionnel de Foix: coups de feu au centre-ville de Lavelanet, le procès reporté

Claude Cozar, Vice-Procureur de la République au Tribunal de Foix
© midinews 2014

Dans la nuit du 28 au 29 novembre 2014, le centre-ville de Lavelanet était témoin de coups de feu intempestifs. Trois personnes étaient blessées par des plombs, dont une plus sérieusement (5 jours d’ITT).

L’affaire a déjà été présentée en comparution immédiate le 2 décembre dernier. Suite à la grève des avocats, le procès de José (l’auteur des coups de fusil de chasse, poursuivi pour violences aggravées et détention de munitions) et Jean-Antoine avait été reporté.

Claude Cozar vice-procureur avait insisté sur la dangerosité des deux hommes et le risque de pression sur les témoins. Le premier était alors placé en détention, le second (poursuivi pour violence avec usage ou menace d’une arme) sous strict contrôle judiciaire.
Dans les faits
Cette nuit du 2 décembre 2014, une dispute aurait éclaté dans l’appartement de Jean-Antoine.

Dispute opposant ce dernier à M. le premier aurait semble-t-il rattrapé le second dans la rue, avec un couteau à la main.

Un peu plus tard, M. revenait qui à l’immeuble de la dispute était accueilli par des coups de feu tiré depuis son balcon par José.

Voisin de Jean-Antoine, l’homme s’était mêlé de la dispute un peu plus tôt, et «aurait tiré en l’air pour faire peur». Trois personnes étaient blessées par les plombs, M. et deux amis, dont un mineur, qui l’accompagnaient.
Une expertise psychiatrique a été ordonnée, le procès est reporté
Ce matin les deux prévenus ont à nouveau comparu. José, 55 ans, entouré du personnel pénitentiaire ; Jean-Antoine, 27 ans, accompagné par son avocate Me Marie-France Baquerro.

Me de Scorbiac, suppléant l’avocat de José, a sollicité un renvoi «nécessaire» pour effectuer une expertise psychiatrique.

Une information supplémentaire à laquelle ne se sont pas opposés les avocats des parties civiles ou Me Baquerro. Au Parquet, Géraldine Labialle s’est associée à cette demande, émettant toutefois une réserve pour les parties civiles attendant réparation.

Sur le fond, le vice-procureur a souligné «le trouble très sérieux causé à l’ordre public». Requérant le maintient en détention de José «pour le risque de réitération d’une personne qui ne contrôle pas ses nerfs et risquant une lourde peine», Géraldine Labialle a raillé les garanties offertes par Me de Scorbiac qui demandait à ce que le prévenu soit assigné à résidence chez sa compagne (même rue que la sienne), au prétexte qu’il serait entouré par cette dernière et ses deux enfants.

«Sauf subtilité qui m’aurait échappé... il s’agit de la même rue», a-t-elle lancé avant de revenir sur les faits et la présence des enfants ce soir-là.

«Deux enfants qui, complètement horrifiés, ont assisté à la scène du balcon» lui a rétorqué le vice-procureur enfonçant le clou: «il ne faudrait pas les présenter comme des garanties».

Concernant Jean-Antoine, Me Baquerro a plaidé pour le maintien du contrôle judiciaire, le jeune homme semblant remplir toutes ses obligations.

José, «déjà condamné à plusieurs reprises» est reparti en Maison d’arrêt. Le tribunal a ordonné son expertise psychiatrique. Jean-Antoine est lui maintenu sous contrôle judiciaire.

Leur procès a été renvoyé au 9 janvier 2015.

NR | 19/12/2014 - 19:02 | Lu: 22767 fois