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Rencontre avec un «chuchoteur» en osmose avec le monde des chevaux
30/03/2011 | 20:58
© MidiNews 2011

Pour Cédric Petit (dont le Ranch L’El Dorado est installé à Varilhes), le fait de chuchoter à l’oreille des chevaux n’a rien de mystique ou de surnaturel.

Au contraire, cette manière de faire serait accessible à tous...

Rien de magique là dedans donc, puisqu’il s’agit tout simplement d’arriver à comprendre les chevaux. Et cela grâce aux enseignements d’un grand maître de l’équitation: Pat Parelli.

Mais il faut bien admettre que quand on voit œuvrer Cédric Petit, une forme d’enchantement s’opère.

Peut-être parce que son savoir-faire demande une certaine remise en question, beaucoup d’écoute, et une grande dose de subtilité.

Mouvement de la queue ou des oreilles, hennissement, frémissement, il faut «comprendre comment fonctionne le cheval dans sa tête pour pouvoir communiquer avec lui» montre le cavalier, «on utilise des outils et un certain langage, qui s’inspire des interactions qui existent entre les chevaux»

L’homme s’adapte au cheval et non l’inverse, «le cheval nous fait travailler l’humilité tous les jours. A nous d'y être réceptif»

Résultat: ce passionné travaille avec des chevaux parfois catalogués comme difficiles et aide à débloquer de nombreuses situations.

Comme avec un des ses protégés «Sisco», qui avait piétiné une personne le ramenant dans son box. Un cheval aujourd’hui devenu doux et studieux.

Idem pour cet autre pensionnaire qui, à l’âge de 10 ans, n’avait encore jamais pu être débourré par personne.

Alors, d’où vient la patience (et la passion) de Cédric Petit?

Lorsqu’à 7 ans sa mère l’emmène dans un club pour monter un poney, «une frousse énorme» l’envahit.

Ce n’est que des années plus tard qu’il accompagne un copain dans un centre équestre pour vivre un vrai coup de foudre dont «il ne se dépêtrera plus»: les odeurs, les bruits, la présence des chevaux...

Un animal dont il s’attache au quotidien à comprendre la psychologie.

Voila pourquoi avant même d’apprendre à monter il faut savoir comment lui nous perçoit, «à l’état naturel, le cheval nous voit comme un prédateur. Car lui est une proie dans le règne animal. Il nous craint et c’est normal»

A partir de là, toutes les méthodes classiques d’équitation sont renversées.

Au lieu de tenir le cheval d’une main ferme (proche de la bouche), on utilise «une longe d’une certaine longueur (minimum de 3,70 mètres) pour laisser au cheval une certaine liberté. Pour qu’il ne se sente pas tenu, signe pour lui d’un manque de contrôle»

Pas de box non plus chez Cédric Petit, pour qui les chevaux ne sont pas faits pour être enfermés.

Et le résultat est bluffant. Comme un jeu, le cheval suit à la lettre des indications données avec douceur. Pas besoin de talonner pour qu’il démarre.

L’Illustration parfaite du «Natural Horsemanship» (la relation naturelle existant entre le cheval et l’homme), véritable philosophie du Californien Pat Parelli et de son élève ariégeois Cédric Petit.

Contacts,
Ranch l’El Dorado,
47 Route du Puget 09120 Varilhes
05 61 67 87 23 - 06 49 30 37 57

actualites Ariege
auteur: Anne-Sophie Terral | publié le: 30/03/2011 | 20:58 | Lu: 43506 fois