L’himalayiste originaire de l’Aiguillon vient de se lancer un nouveau défi.
Après le Cho Oyu (8201 m) en 2006, le Broad Peak (8047 m) en 2008, le Manaslu (8163 m) en 2010, Claude Labatut va s’attaquer à la «montagne blanche», le Dhaulagiri (8167 m), le plus haut massif de l’Himalaya et toujours selon ses habitudes, sans oxygène et sans sherpa.
C’est aux côtés de ses compagnons Frédéric Heymens et Arnaud Pasquer avec qui il a partagé des conditions extrêmes lors de l’ascension du Manaslu en 2010, qu’il repart pour cette nouvelle aventure mais également avec Claire David, qui a déjà quelques 8000 à son actif.
Une ascension de ce type nécessite un vrai entraînement car il s’agit avant tout d’une activité physique soutenue et d’une intensité inhabituelle. «Gravir le Dhaulagiri nécessite des qualités d’endurance et de résistance.
Pour moi l’entraînement idéal, c’est bien sûr le ski alpin avec des dénivelés à raison de deux sorties tous les week-ends que j’ai fractionnées avec des sorties en montagne pendant la semaine car l’ascension nécessite aussi des qualités de résistance.
De tous les sports, l’alpinisme est l’un des plus soumis aux conditions atmosphériques: froid intense, vent… nous serons confrontés à des conditions extrêmes qui fragilisent l’état d’esprit, la motivation.
Les expéditions, les ascensions à plus de 5000 mètres et jusqu’à 8200 mètres constituent des objectifs très exigeants, nécessitant une préparation particulière. Cela ne s’improvise pas». Atteindre le sommet oui mais pas à n’importe quel prix.
Claude Labatut avoue qu’il doit certainement son goût des expéditions à Patrick Berhault. «Ce guide reste ma référence pour avoir notamment traversé les Alpes en 2001 de la Slovénie à la Méditerranée (Menton): 167 jours au diapason de la montagne avec les ascensions de 22 sommets mythiques. Ses livres m’ont inspiré et donné envie d’aller plus loin dans ma passion»
Pour Claude Labatut, la montagne c’est sa vie: «la montagne j’y vis depuis 58 ans, je la côtoie depuis 50 ans, je la défie véritablement depuis 25 ans au gré de mes escapades, été comme hiver […] La montagne c’est la vie, mon adrénaline, ma bouffée d’oxygène.
J’ai construit ma vie au pied du massif du Saint Barthélémy, pour être au cœur de mon terrain de jeu […] J’aime l’Ariège mais l’envie irrépressible d’aller plus haut, de conquérir la nature et de me surpasser me pousse à organiser des expéditions à l’autre bout du monde depuis plus de 15 ans»
Demain mercredi, Claude Labatut prendra l’avion pour Paris puis ce sera ensuite le vol vers Katmandou puis Pokhara avant les premiers pas vers le Dhaulagiri que le quatuor devrait atteindre aux alentours du 8 mai . Une ascension à suivre sur expe-dhaulagiri.fr.
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