«Le corps n’oublie pas et le visage parle…»
Derrière ces mots terribles, un visage marqué par des contusions, des yeux cernés et une tristesse infinie dans un regard éteint…
Les toiles de Janique Cagin sont autant de témoignages de toutes ces femmes anonymes qui subissent des violences sexistes souvent dans l’univers clos du foyer conjugal.
Dans le cadre de la journée internationale pour l’élimination des violences faites aux femmes, le public fuxéen a pu rencontrer cette artiste atypique et découvrir son travail ce vendredi à l’Estive.
Janique a elle-même vécu une parenthèse douloureuse, à l’époque elle avait rencontré un homme violent.
Après cet épisode, elle a pris le temps de la réflexion, a rencontré d’autres femmes battues mais à force de voir cette actualité récurrente et face à l’incompréhension ou au mépris des autres, elle a décidé de s’exprimer.
«Il faut bien se dire qu’une femme battue culpabilise et quand elle ose enfin parler de son expérience, on lui dit souvent comme pour couper court à la conversation: il te faut passer à autre chose […] et c’est encore pour elle une humiliation supplémentaire.
Ma démarche c’est de dire: il faut être dans l’écoute, il faut accepter d’entendre toutes ces femmes.
Accepter de les écouter c’est aussi avoir la possibilité de les comprendre» explique Janique, qui ne trouvant pas les mots, a préféré prendre des couleurs pour s’exprimer au nom de toutes ces femmes.
Selon l’artiste, la lutte contre les violences ne doit pas être la cause d’un jour, c’est au quotidien qu’il faut dire non aux violences.
Janique a choisi une peinture militante pour s’inscrire dans cette démarche.
N’ayant pas eu de formation dite «académique» c’est son émotion qui la guide dans cette démarche artistique.
«Je ne suis pas peintre, je ne sais pas dessiner mais en deux mois j’ai réalisé une vingtaine de toiles […] J’ai choisi ce moyen d’expression pour interpeller et bouleverser le regard des autres»
Les techniques sont variées, de l’acrylique au papier, les toiles sont souvent malmenées pour rendre la souffrance de ces corps meurtris, mutilés jusqu’à la mort.
Mais à côté de ces femmes humiliées qui subissent ces violences sexistes, il y a souvent les enfants qui s’enferment dans leur mutisme ou leur souffrance.
Là aussi Janique exprime leur douleur. Le désespoir des enfants face à la violence, aux pédophiles, aux mariages forcés ou à l’excision.
La liste est longue et l’inspiration ne manque malheureusement pas tous les jours dans les faits divers ou la presse… en deux ans 663 000 femmes ont été violentés par leurs conjoints.
Janique Cagin
[email protected]
05 61 01 66 82
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