Loin des querelles de clocher qui animent souvent les équipes de rugby à XV, 26 jeunes femmes originaires des quatre coins du département de l’Ariège et du Pays de Sault ont décidé de se faire plaisir en jouant au rugby.
Un vieux rêve pour Julie Séguélas, la présidente de ce club de filles qui a vu le jour en 2011, le seul engagé en championnat cette année.
«J’ai eu l’occasion de jouer au rugby quand je faisais mes études, ce sport m’a beaucoup plu et je m’étais promis en rentrant au pays de créer une équipe féminine» explique Julie qui assume totalement cette passion malgré les quolibets de ses collègues masculins.
Preuve que l’on peut être féminine et jouer au rugby. Et quand on évoque sa silhouette de sylphide, la jeune femme qui ne manque pas d’aplomb rétorque: «c’est le mental et l’envie qui comptent !»
Et de l’envie d’en découdre il y en a chez ces drôles de dames qui n’ont joué que deux matchs amicaux la saison dernière.
A quelques jours du début du championnat, elles attendent avec impatience le premier rendez-vous, le 30 septembre.
En attendant, c’est sur la pelouse du stade de Bélesta qu’elles s’entraînent deux fois par semaine avec Antoine Tellez, formateur depuis plus de 25 ans au RPO et Jean-Luc Castel, plus connu par les supporters des «Cathares» (le célèbre Rugby Club Cathare entraîné par le non moins célèbre Jean-Paul Sarda) sous le diminutif amical de «Bubu»
A 42 ans, l’ancien pilier prend une retraite sportive bien méritée mais n’a pas résisté à l’appel des filles: «le championnat sera difficile car il y a beaucoup de débutantes, il est important de les aider car il y a une réelle motivation. Et puis je reviens sur le terrain de Bélesta avec plaisir»
Il ne cache pas que le rugby féminin demeure un sport physique: «ça joue moins devant que les garçons mais les règles sont les mêmes»
Pour Antoine, les filles parlent peut-être davantage pendant les échauffements mais «elles sont vaillantes, elles s’accrochent davantage que les garçons.
Et puis elles ont envie de progresser ensemble, il y a un véritable esprit de cohésion dans un groupe qui s’est constitué avec des éléments disparates venus de Pamiers, Foix, St Girons, du Pays d’Olmes et du pays de Sault.
Au départ nous avons des ambitions modestes, gagner au moins un match dans la saison et puis on verra»
Des filles bien déterminées qui n’ont pas hésité à payer leurs licences et qui ont elles-mêmes dessiné leur maillot.
Un jeu de maillots acheté grâce au partenariat de deux sponsors locaux… là aussi difficile de trouver des partenaires financiers, un appel est lancé.
Le rugby féminin se développe dans le département de l’Ariège. D’autres initiatives ont vue le jour à St Pierre de Rivière et à Tarascon/Ariège.
Preuve que l’on peut être féminine et aimer les sports de contacts.
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