Un centre de conservation et d'études pour l'Ariège
Les centres de conservation et d’études (CCE) sont des dépôts archéologiques «nouvelle génération» qui remplaceront à terme tous les dépôts existant afin d’homogénéiser les méthodes de conservation des collections archéologiques sur l’ensemble du territoire national.
Selon le programme pluriannuel 2008-2011, commun à la Direction de l’Architecture et du Patrimoine et la Direction des Musées de France, un schéma régional des CCE a été mis en place, chaque Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC) se voyant attribuer une enveloppe globale à distribuer entre les différents projets selon le schéma régional validé par le ministère.
En Midi Pyrénées, seul le Conseil Général de l’Ariège à pu porter son projet à son terme.
Un projet de 280 000 euros subventionné à 90% par la DRAC.
Sous l’autorité du Conservateur départemental qui assure le contrôle scientifique et technique de l’Etat, en relation avec la Direction régionale des affaires culturelles, le CCE de l’Ariège gèrera la réception des collections archéologiques et de leur documentation scientifique, mais aussi l’accueil des archéologues pour le traitement du mobilier exhumé et des chercheurs désireux de travailler sur une collection particulière.
Le département de l’Ariège est le premier de Midi-Pyrénées à disposer d’un tel outil.
Une belle opportunité pour les chercheurs qui peuvent d’ores et déjà avoir accès au centre de ressource Jean Clottes (concernant la préhistoire) et à partir du mois de septembre prochain, à cette nouvelle structure.
Hélène Teisseire, archéologue, responsable de ce projet, précise lors de la visite du chantier: «Ici les collections ne sont pas préhistoriques, elles sont diachronique, c'est-à-dire qu’elles concernent toutes les époques mais il y aura surtout du médiéval et du gallo-romain»
La DRAC, plus exactement le dépôt régional de l’archéologie à Toulouse, conservait jusqu’à présent les trois quarts des collections ariégeoises qui devraient retrouver début mai leur place dans ce centre de conservation.
Car depuis le nouveau schéma régional imposé par l’Etat, la DRAC a obligation de mettre à jour les inventaires et les départements de récupérer leurs collections.
Si bien que le CCE conservera aussi bien des collections départementales que des collections publiques (mairies, collectivités) ou privées.
«Il y aura ici des ossements, de la céramique, de beaux objets et toutes les archives associées aux fouilles: des plans, rapports, photos, recherches, clés USB ou autres supports informatiques.
Une liaison Internet permettra aux chercheurs de consulter les bases de recherches ou les bibliothèques et nous œuvrons en relation avec les Archives Départementales pour une cohérence de conservation et de travail» poursuit Hélène.
Les travaux du centre de conservation et d’études de l’Ariège ont démarré il y a quelques semaines à peine et Serge Cros, l’architecte qui les supervise, envisage la livraison du chantier début février.
Il faut prévoir une période d’assainissement du local, le temps d’aménager les objets, d’installer les paillasses ainsi que l’armoire à atmosphère contrôlée (destinée à la conservation des métaux précieux nécessitant une hygrométrie particulière) et l’inauguration officielle est prévue en juin pour une ouverture au public en septembre.
Un chantier particulier pour l’architecte appaméen qui est intervenu sur de l’existant (il s’agissait d’un local vide servant de stockage au Parc de la Préhistoire) sur lequel est venu se greffer un cahier des charges pointu car il s’agit d’une part d’accueillir du public mais surtout de stocker, conserver du matériel archéologique.
Selon le Anne-Marie Albertin, conservateur départemental il faut éviter toute amplitude thermique brusque, et essayer de se tenir à une température constante entre 18 et 20 degrés, une hygrométrie de 50% (avec + ou - 5%).
Un quai d’accès permettra de décharger le matériel archéologique, avant de le nettoyer, le photographier et le stocker.
Christine Téqui vice présidente du Conseil Général en charge de la culture est consciente de la chance d’avoir une telle structure en Ariège car les chercheurs du monde entier pourront désormais avoir accès sur un même site à toutes ces collections ariégeoises.
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