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Le préfet Salvador Pérez fait ses au revoir à l'Ariège pour rejoindre la Charente
02/08/2013 | 17:52
© MidiNews 2013

Il a pris la route pour rejoindre Angoulême en Charente où il devient le nouveau préfet.

Avant son départ, Salvador Pérez a réuni quelques personnalités ariégeoises dans les salons de la préfecture pour un cocktail d’au revoir.

Pas de bilan énuméré devant les convives, «le bilan ne m’appartient pas, il est celui qui a été construit avec les gens du territoire et c’est à eux de voir ce qui est positif» mais des souvenirs chaleureux des images «merveilleuses» qu’il a vues en Ariège. «J’ai été une sorte de chausse-pied pour que tout le monde trouve sa place» résume Salvador Perez.

Avec l’humour et l’humanité que beaucoup lui reconnaissent, il quitte l’Ariège avec 12 kg de plus qu’à son arrivée. «J’ai voulu tester les circuits courts et la qualité des produits !»

Un discours de Salvador Pérez ne pouvait évidemment que se finir sur une citation, sa marque de fabrique si l’on puit dire. «Pour faire toutes ces choses, il ne faut pas être au-dessus des hommes, il faut être à leurs côtés» dixit Montesquieu.

Ce qu’il retiendra de l’Ariège
«Une potentialité extraordinaire que ce soit sur le tourisme, sur l’économie ou sur l’agriculture. Les Ariégeois ont un cœur gros comme ça. Je suis un homme du sud, mon nom est là, d’autres de mes ancêtres ont été accueillis en Ariège avec cette même convivialité. J’y ai retrouvé des accents et grimaces du sud, le verbe haut du sud et pour moi c’était un bain de jouvence !»

S’il recroise le chemin de l’Ariège, c’est au plateau de Beille qu’il fera une première halte. Il en gardera un souvenir impérissable lors du passage du Tour de France avec une chaleur écrasante.

Le dossier dont il est le plus fier: «il y en a un qui me titille, c’est la E9. Ça a été très très long mais celui-là me fait particulièrement plaisir parce que c’est l’avenir de l’Ariège et je préfère rester sur cette image d’avenir qui irriguera l’Ariège»

Les points de tension
C’est l’unique fois où il acceptera de s’exprimer sur la Bastide de Bousignac, «commune en colère» contre son intégration à la communauté de communes de Mirepoix. «Je ne me suis pas exprimé pour une simple raison, parce qu’il y avait des élections»

Dans ce dossier, le préfet ne veut pas parler d’affrontement, «je n’ai pas eu de langage guerrier». Il a rencontré le maire nouvellement réélu, Roger Sénié, mardi dernier et parle dorénavant de relations normalisées.

«Je savais que la raison allait revenir, l’application des lois a des travers difficiles à accepter mais il faut maintenant se tourner vers l’avenir»

Il souhaite dorénavant que la commune trouve sa place au sein de la communauté de communes. «A lui de faire en sorte que cette place soit à la dimension des ambitions de la Bastide»

Enfin, l’ancien préfet ariégeois a abordé le point chaud d’actualité de l’été dans le département: les ours et les estives. Dossier explosif qu’il laisse à son successeur Nathalie Marthien qui prend la relève lundi.

«C’est toujours inquiétant parce qu’il y a la détresse humaine qui interpelle. La détresse des éleveurs est là et elle est indiscutable»

Salvador Pérez a résumé son action sur les deux années passées sur ce sujet brûlant. «Nous avons lancé des groupes de travail qui avaient pour but de travailler directement avec les éleveurs et les fédérations pastorales»

Sur les battues d’effarouchement, sur la montée en puissances des mots entre anti et pro, il espère là aussi un retour à la raison.

«Les dérapages ne sont jamais souhaitables, la violence ne mène à rien. Ce qu’il faut, c’est continuer le dialogue et la concertation. L’ours a été introduit, il est là. Il faut maintenant trouver le bon schéma. Il n’y a pas une solution évidemment, il ya des solutions à mettre bout à bout pour faire des combinaisons de solutions»


Nathalie Marthien prend ses fonctions de préfète de l’Ariège lundi

Pas de temps mort dans le calendrier préfectoral. Nathalie Marthien prend ses fonctions lundi avec une cérémonie officielle à Foix.

Agée de 57 ans, elle occupait depuis mai 2010 le poste d'adjointe au directeur de l'administration générale et de la modernisation des services, au ministère du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social.

Si ancien et nouveau préfet ne se rencontrent pas officiellement, ils ont pu dialoguer au téléphone afin de faire le point sur les dossiers en cours.
actualites Ariege
auteur: Anne-Sophie Fontanet | publié le: 02/08/2013 | 17:52 | Lu: 12102 fois