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Economie: de belles perspectives pour l'Abattoir de Pamiers

© midinews (archives)

Jeudi soir, au cours du dernier conseil municipal de la mandature, Claude Deymier en charge des dossiers économiques à la mairie de Pamiers a annoncé que l’Abattoir (désormais depuis 2011, société d’exploitation privé), allait augmenter son tonnage grâce à un nouveau marché passé avec les établissements Bergougnan.

«On appelle cela un intégrateur, il élève les veaux en région Aquitaine et Midi-Pyrénées, les fait abattre à Pamiers avant de les revendre sur le marché de Rungis»

L’élu a précisé qu’il s’agissait «de 1000 tonnes supplémentaires, permettant à la structure de sortir véritablement la tête de l’eau»

Pendant longtemps l’abattoir de Pamiers, le plus important du département de l’Ariège, était géré par une régie municipale. A partir de 2006, la structure a rencontré, à l’instar de nombreux autres abattoirs de proximité, d’importants problèmes liés aux volumes traités et à la mise en conformité dans le respect de la législation européenne de ses infrastructures. On a même évoqué sa fermeture.

En 2010, c’est sous la houlette de Francis Rey, l’ancien directeur que la transition s’est faite en douceur avec la constitution d’une société d’exploitation privée. Aujourd’hui la structure fonctionne quatre jours par semaine avec 18 salariés pour un tonnage de près de 3000 tonnes en poids carcasse, réparties ainsi: 50% en bovins viande, 30% en porcs, et 20% en ovins.

Les abattoirs sont classés en quatre catégories en fonction du respect des règles sanitaires, de 1 pour les meilleurs à la classe 4 pour ceux qui doivent se mettre en conformité s’ils veulent poursuivre leur activité.

L’abattoir de Pamiers, comme la plupart des abattoirs de France en fonctionnement est classé en 2ème catégorie, il est doté d’une responsable qualité et d’un service d’inspection vétérinaire veillant en permanence aux conditions d’hygiène et d’abattage. Un important effort est réalisé en direction de la transparence et de la rigueur dans les différentes phases de travail.

Francis Rey confirme effectivement ce nouveau marché pour 2014: «Nous avons débuté avec 40 veaux par semaine et quand nous aurons atteint notre vitesse de croisière ce sera 1000 tonnes par an voire plus… mais nous restons prudents, il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué.

Sachant que si nous avons ces nouvelles perspectives c’est en déshabillant l’abattoir de Boulogne/Gesse… on ne fait pas que des heureux. L’abattoir de Pamiers était sur une pente descendante au niveau du tonnage, avec l’arrivée des établissements Bergougnan, notre activité va être redynamisée, on ne peut que s’en féliciter car c’est grâce au travail et à la rigueur de tous que nous avons décroché cette opportunité
»

Laurence Cabrol | 20/01/2014 - 18:51 | Lu: 17737 fois