Opération Sangaris: le retour de Centrafrique des Rapaces du 1er RCP dignement salué
Alors que la 1ère Cie du 1er régiment de chasseurs parachutistes part en Nouvelle Calédonie pour quatre mois, la 3ème Cie du 1er RCP, déployée dans le cadre de l'opération Sangaris, avec les renforts d’autres compagnies depuis le 6 décembre vient de rentrer au quartier Beaumont avec tous les honneurs.
Une mission complexe pour les militaires français à Bangui où ils sont intervenus pour stopper les violences inter confessionnelles entre musulmans et chrétiens et créer les conditions d'un retour à la normale mais également permettre l'action humanitaire.
Du haut de ses 29 ans le Capitaine Arnaud (il s’agit de son prénom car seuls les très haut gradés sont appelés par leur nom), commandant la 3ème compagnie de combat du 1er RCP, passé déjà par l’Afghanistan, parle déjà d’une mission «qui le marquera à vie»
De fait après presque 4 mois passés en République Centrafricaine dans le cadre d’une alerte Guépard, les 196 parachutistes du 1er RCP ont réalisé une mission délicate et variée menant des opérations de patrouilles et de sécurisation de la population centrafricaine, tout d’abord à Bangui puis dans le Nord du pays. Ce retour sur les terres ariégeoises s’est ponctué d’une cérémonie des couleurs au quartier Beaumont, en présence de Mme le préfet de l’Ariège sous le commandement du Colonel Bruno Helluy, 39ème chef de corps du 1er RCP qui ne manquera pas de rappeler les faits d’armes de sa compagnie sur le théâtre des opérations.
«La 3ème Compagnie rentre cette semaine d’une mission exceptionnelle dite de courte durée à Bangui où elle sera finalement restée plus de trois mois dans un climat particulièrement difficile pour remplir des missions aussi variées que complexes et dangereuses» Et le colonel de revenir sur ses missions en premier lieu «pour sécuriser l’aéroport et contenir le flot de réfugiés, ses interventions en ville au contact d’une foule souvent amicale, parfois hostile mais toujours incontrôlable, où elle assiste à des scènes d’une rare violence qu’elle saura contrôler et maîtriser»
Des missions successives qui conduiront la 3ème Cie jusqu’à la frontière camerounaise où sa «mission est alors de séparer les belligérants, de contrôler les routes et les villes principales et surtout d’éviter massacres, exactions et pillages et ce dans un territoire bien plus grand que l’Ariège, où l’anarchie est totale»
Vous pouvez être assurés de la reconnaissance du régiment et de la NationFiers de ses hommes et de leur attitude faite de maîtrise de la force et de dissuasion, le Colonel insistera «sur le nombre très important de vies humaines sauvées grâce à cette intervention» Même si le chemin de la paix en Centrafrique semble encore long de l’aveu du colonel, c’est sous l’oreille attentive de Nathalie Marthien qu’il honorera ces soldats de retour.
«Vous pouvez être assurés de l’utilité de votre mission et de la reconnaissance du régiment et de la Nation» Car d’autres eux «n’ont pas eu cette chance» dira-t-il encore avec une pensée pour ceux du 8 et du RICM.
«Les parachutistes vont partir entre 3 et 4 semaines pour une permission bien méritée dans leurs foyers, eux qui ont passé les fêtes de fin d’année loin de leur famille,» relate à l’issue de la cérémonie le jeune capitaine des anecdotes encore plein la tête: «le soir de Noël un de mes soldats a pris une balle perdue dans son casque au moment où il montait la garde»
Sur place pour mettre en application les mesures de confiance et protéger les populations menacées, le Capitaine Arnaud s’épanche encore davantage sur cette expérience avant tout humaine «on a vécu de moments très forts, notamment dans les liens avec les populations dont l’accueil a toujours été chaleureux. Pour moi ça été une expérience très forte. Ça m’a réappris ce côté de l’Afrique où tout est plus clair mais aussi plus violent. C’est une riche expérience humaine tant avec mes hommes qu’avec les africains, la population. Ça restera gravé dans ma mémoire»
Assurément pour le Capitaine comme tous ses rapaces une permission loin du théâtre des évènements, comme un retour dans le nid, salvateur et bien mérité.
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