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Les petites histoires de Mélanie: route des corniches, au coeur des terrasses

Crédit photo: MP

Tout autour de nous, sur les flancs de la montagne, s’étendent des milliers de terrasses.

Au début du XIXe siècle, hommes et femmes trop souvent courbés, ramassaient les pierres pour en faire des murets.

L’Ariège du XIXe dut nourrir, au plus fort de sa démographie, près de 270 000 personnes. Comme le mentionne si bien le pyrénéiste Vincent Chaussenque, « sur ces longues pentes, toutes hérissées de saillies schisteuses, le plus petit espace libre est semé en blé ».

En 1823, il mentionnait que « nulle part, l’industrie du montagnard pour mettre en culture le moindre lopin de terre ne se montre mieux qu’à Lordat. Bien plus, les Hommes créent ces espaces en écartant le roc et en y portant ensuite le peu de terre qu’ils ramassent à l’entour ». Ils remontaient cette terre, ravinée par les pluies de printemps, dans des paniers tressés.

Les allées et venues pesaient chaque année davantage sur leurs épaules de paysans. Organisés dans le mur de pierre sèche, des espaces de rangement permettaient d’entreposer les outils, et des sortes de « glacières » maintenaient au frais le casse-croûte et le vin et du déjeuner.
Bois et maîtres de forges
Sur ces terrasses on cultivait le blé, la pomme de terre ou encore l’avoine, mais le bien le plus précieux était le bois. À l’heure de la grande industrie du fer, le code forestier interdisait la collecte de bois sur les terres des maîtres de forges.

Pour pallier à ces interdits, les communes ou les chefs de famille se regroupaient en syndicats pour racheter les terres et les bois environnants. En 1835, le marquis de Lordat vendit son immense domaine au maitre de forges Ferradou qui s’en sépara morceau par morceau entre 1845 à 1848.

À cette date, autour de Lordat, 75 habitants de Luzenac et 51 d’Unac se regroupèrent pour acheter (24 000 francs) les bois et montagnes de la vallée de Luzenac, ce qui leur permit de continuer à utiliser leurs forêts et de faire paitre les «bêtes à laine».

Peu à peu, avec l’installation des hauts-fourneaux dans la ville de Tarascon, les marteaux de forges cessèrent de battre le fer. L’Ariège avait du mal à nourrir ses enfants et l’exode les emporta vers des jours plus cléments. Terrasses, murets et cultures s’estompaient peu à peu.
1001 terrasses d’Ariège
Aujourd’hui grâce aux exploitants agricoles et à la fédération pastorale qui gère le projet «1001 terrasses d’Ariège», des travaux d’aménagements sont engagés.

Sur ces terrasses laissées en friches jusque dans les années 1980, débroussaillage, épierrement, travail du sol, restauration de murs permettent l’activité des producteurs d’ovins et de bovins.

«Les terrasses d’Axiat couvrent une centaine d’hectares dont une dizaine, entièrement nettoyés» et sur le village de Bestiac, on agrandit les rampes existantes ou d’autres sont créées pour permettre le passage de tracteurs. Ainsi, l’exploitation des terrasses reprend vie pour valoriser et prolonger le formidable travail de l’Homme au fil de la terre.
À découvrir
-1001 terrasses d’Ariège http://1001.terrasses.letitbug.com

-L’exploitation de Sébastien Guenec: 06 82 22 34 19 – [email protected]

La viande est commercialisée en vente directe auprès d’une clientèle de particuliers et de restaurateurs.

Les particuliers peuvent obtenir des caissettes correspondant à un demi-agneau (6 à 8 kg) ou un agneau entier (12 à 16 kg).

Celui-ci est présenté en morceaux emballés sous vide et étiquetés.

À ne pas manquer — samedi 7 février pour les petits

«Lis-moi une histoire» de 14 h à 17 h à la Maison de quartier du Capitany, une opération menée par la Ligue de l’Enseignement.

Mélanie Savès | 06/02/2015 - 18:56 | Lu: 10051 fois