C’est un symbole face à la désertification médicale dans le département.
Depuis un an et demi, une maison médicale regroupe à Vicdessos deux médecins, un kinésithérapeute et deux infirmières libérales.
«C’est d’une nécessité absolue, ici ce sont près de 4000 personnes qui passent pour se faire soigner» a avancé Salvador Pérez, préfet de l’Ariège.
Samedi, cette édifice a été inaugurée en grande pompe par plusieurs élus.
Ouvert depuis mai 2011, l'établissement réalisé par la communauté de communes a été financé par l'Etat (50%), la région (30%) et la communauté de communes (20%), avec le soutien de l'ARS, la CPAM et la MSA.
Il existe également un studio à la disposition de médecins remplaçants ou de stagiaires. En effet, pas moins de huit internes sont venus en stage dans ces locaux.
L’objectif: en convaincre au moins un de s’installer. En effet, d’ici deux à trois ans, un des deux médecins partira en retraite.
«Le maintien du service public en montagne est essentiel afin de préserver l’égalité entre les territoires en matière de santé. Maintenant, il faut trouver une stratégie pour faire venir un nouveau médecin» a expliqué Marc Carballido.
«Il faut permettre de vivre en montagne dans les mêmes conditions que les autres. Ces aménagements doivent être financé par les gens qui l’occupent également, car ce n’est pas à la société de supporter tous les frais pour l’installation de disciplines médicales» a évoqué Augustin Bonrepaux, président du Conseil général. Justifiant ainsi la non participation de son instance départementale au financement de ce projet.
Dans cette maison, les médecins et autres professionnels paient donc un loyer.
«Ce sont deux piliers qui sont favorisés aujourd’hui: le développement des services rendu à la population et le développement économique pour maintenir l’activité et l’emploi» s’est félicité Bernard Piquemal, conseiller général du canton.
Marc Dupui, médecin à Vicdessos depuis 2005, a créé une association qui a pour but de promouvoir les soins dans la vallée du Vicdessos.
«Une maison médicale, c’est l’atout indispensable pour attirer de nouveaux médecins. Seul, il est complètement impossible de rester dans la vallée parce que l’activité est importante.
Se retrouver dans un cabinet isolé n’attirera aucun médecin alors que la collaboration avec d’autres professionnels et la mutualisation des moyens permet plus facilement d’attirer de nouveaux médecins» a estimé Marc Dupui.
Mais comme le rappelle l’homme, cette maison reste un atout qui peut ne pas suffire.
«Je ne sais pas si ça sera décisif, on verra bien» poursuit le docteur généraliste.
«Les jeunes sont intéressés pour travailler en milieu rural mais il faut leur fournir tous les atouts pour exercer ici»
Située tout près de la maison de retraite, cette maison enlève une épine du pied pour les personnes âgées qui peuvent se sentir rassurées de la présence d’une telle structure près de chez elles.
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