Que se cache-t-il derrière la très médiatique controverse de la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées, repose-t-elle réellement sur des préoccupations écologiques ou sur ses intérêts partisans servant les ambitions des uns ou des autres?
David Chétrit nous livre dans cet ouvrage un éclairage inédit de ce qui fut pendant quarante ans le sujet de société le plus controversé de son temps.
C’est sous trois angles de vues que l’auteur de «La réintroduction de l’ours, l’histoire d’une manipulation» sorti aux Editions Privat le mois dernier, aborde ce sujet.
Issu du milieu pastoral de la vallée d’Ossau dans les Pyrénées Atlantiques, David a une connaissance du terrain et des implications techniques du métier de berger qui lui ont permis d’être un observateur privilégié toutes ces années durant.
Diplômé d’un troisième cycle de biologie, sa formation d’ingénieur écologue a constitué un atout supplémentaire pour poser sur le sujet un regard scientifique.
Aujourd’hui médiateur des conflits organisationnels, l’auteur de cet ouvrage a été amené à examiner la problématique de l’ours sous l’angle du conflit, en s’attachant, non pas à examiner les conséquences du conflit mais à s’intéresser à ses causes profondes.
Trois regards différents pour se lancer dans une reconstitution historique inédite, essayant de confronter tout ce qui a été dit de part et d’autre, en s’appuyant sur des documents officiels, techniques, juridiques, scientifiques, administratifs afin de donner de nouvelles grilles de lecture.
Allant bien au-delà du débat «anti» et «pro» ours, cet ouvrage fruit d‘un travail d’investigation rigoureux, revient sur l’histoire et ses différents acteurs, et relève les enjeux politiques et économiques de ce sujet complexe.
«Il y a une certaine lassitude face à l’ours, face à la prolifération de discours simplificateur qui alimentent la controverse depuis toutes ces années.
Pendant 40 ans les affirmations, les points de vues des uns et des autres n’ont jamais été vérifiés, ni étayés, il n’y avait jusqu’à présent aucune analyse historique, la stratégie consistait à s’appuyer sur l’opinion publique et a éluder bon nombre de question.
On a délibérément, ouvertement, explicitement choisi de mettre au second plan la rigueur intellectuelle et le cadre scientifique auxquels on peut légitimement s’attendre lorsque des interventions sur le nature et le vivant, à fortiori susceptibles d’avoir des impacts sociaux importants, sont envisagés» explique David Chétrit qui s’est employé à réaliser ce travail de contextualisation qui a duré deux ans.
Il ne faut pas attendre à travers cet ouvrage une position quelconque et personne en particulier n’est visé, il ne cherche pas à politiser le sujet, déjà suffisamment complexe mais ce livre constitue de l’avis de son concepteur «une base de documents minimum pour se faire une petite idée sur le sujet»
Car finalement la question de fond c’est celle de la qualité de notre vie démocratique, des processus et des mécanismes qui la menacent.
David Chétrit dont la seule ambition est d’élever le débat autour de la réintroduction de l’ours, espère à travers ce modeste livre «servir un territoire et des gens qui ont besoin de paix de part et autre»
La réintroduction de l’ours
L’histoire d’une manipulation
David Chétrit
Éditions Privat
- Construction d'un «refuge-chalet» à Soulcem: où en est le projet?
- Loi sur les semences: une action à Foix contre «la main mise sur la biodiversité»
- Foix: les syndicats ariégeois s'invitent à la conférence sociale
- Premiers pas dans l'hémicycle pour Alain Fauré, député de la 2ème circonscription de l'Ariège
- Lac de Montbel: le bras de fer d'Augustin Bonrepaux avec ses voisins de l'Aude et de Haute-Garonne
- Le projet éolien du Pays des Pyrénées Cathares tombe à l'eau
- Conférence sociale: la CGT milite pour une autre répartition des richesses
- Installation d'antennes-relais en Ariège: l'heure de la concertation
- Qui est Alain Fauré, le nouveau député de l'Ariège?
- Second tour des élections: les réactions à droite et à gauche

fermer les commentaires
ajouter un commentaire
Les commentaires sont libres d'accès.



