Certains veulent éteindre «la nuit sur les terrains de pétanque car ça fait trop de bruit l’été...»
D’autres veulent rallumer tout berzingue, «comme ce village qui voulait éclairer l’entrée du cimetière, situé à 200 mètres des habitations»
Ce vendredi à Ganac, lors d’une réunion d’information pour les élus sur la question de l’éclairage public (organisée par le PNR), ces anecdotes glanées au cours des échanges en disent long.
Elles montrent deux choses: beaucoup d’économies d’énergie peuvent être réalisées, et les élus se posent encore beaucoup de questions sur le sujet. Même s’il n’y a pas encore de consensus en la matière.
«L’enjeu est de pouvoir donner aux élus des éléments pratiques pour qu’ils puissent gérer au mieux leur éclairage: soit pour changer le type de luminaires, soit pour éteindre une partie de la nuit» explique Luce Rameil (chargée de mission pour le PNR).
Dans cette logique, le parc propose aux communes un suivi énergétique du patrimoine communal, de façon à envisager des solutions en matière d’économie.
Elle sont diverses: adapter l’éclairage à la voirie, baisser le niveau d’éclairement à certains endroits, ou encore investir dans du matériel moins énergivore.
Mais il y a une solution plus radicale: l’extinction des feux une partie de la nuit, quand concrètement, il n’y a plus personne dans la rue (par exemple de minuit à 5h).
«C’est déjà arrivé à chacun d’entre nous de traverser une petite ville ou un village à 3 ou 4h du matin et de se rendre compte à quel point il n’y a personne !» a lancé l’élue verte François Matricon, restée sur sa faim à la fin de la rencontre, «on nous a beaucoup parlé d’amélioration du matériel. Mais ça coûte cher et il y a des solutions qui ne coûtent rien»
En Ariège, une seule commune a franchi le pas. Il s’agit de Loubaut avec ses 32 habitants, qui se porte très bien depuis et qui a divisé sa facture énergétique par 3.
Du côté du syndicat des communes électrifiées du département, on renvoie la décision aux maires, «on n'a pas vocation à dire qu’il faut couper ou pas. On verra si des communes souhaitent s’engager dans cette voie» a affirmé Philippe Bonrepaux.
Quant à la responsabilité du maire qui peut être engagée en cas d’accident (de la route par exemple), pour Agathe Kuhnel (du parc des causses du Quercy), «il faut prévoir une bonne information des habitants, et pourquoi pas des panneaux»
Et elle sait de quoi elle parle puisque le Quercy ne craint pas le noir. Bien au contraire, certains villages n’ont même jamais été éclairés.
On parle là-bas de «protection du ciel» et de lutte contre la «pollution lumineuse», sans que les élus ne se mettent en colère.
Et certaines communes se sont même engagées concrètement dans une Charte (en partenariat avec le Parc des causses du Quercy).
Et c’est là que l’on trouve le fameux «triangle noir du Quercy», un des ciels les plus purs de France, devenu aujourd’hui un argument touristique de plus.
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