Après le syndicat SGP hier qui appelait à la mobilisation, c’est aujourd’hui Alliance, le second syndicat des gardiens de la paix, qui a manifesté son mécontentement.
Les policiers ariégeois ont répondu au mouvement national ce matin à Foix devant les grilles de la Préfecture avant d’être reçus par le chef de cabinet du préfet.
«Mépris de la Police», «stress permanent», «conditions de travail dégradées en raison de la RGPP», «politique du chiffre», les raison sont nombreuses mais la goutte d’eau qui a fait déborder le vase c’est l’interpellation d’un de leur collègue le 25 avril dernier à Noisy-le-Sec en région parisienne, mis en examen pour homicide volontaire après avoir tué un malfaiteur en fuite.
«Nous ne sommes pas opposés à la mise en examen mais c’est sa qualification qui est inacceptable» explique Georges Mirabail, porte-parole du syndicat Alliance.
On parle de «double peine», les policiers auraient moins de droits que les voyous: «la population augmente alors que nos effectifs sont à la baisse et les individus sont de plus en plus armés.
Pour preuve, cette nuit à Marseille il y a eu une nouvelle fusillade à la kalachnikov… on ne demande pas d’avoir l’absolution mais qu’on nous donne les mêmes moyens que la gendarmerie, un peu plus de considération et qu’on nous fasse un peu confiance»
Gérard est policier depuis plus de trente-sept ans, les choses ont bien évolué depuis ses débuts: «les mentalités ont changé, on est de moins en moins soutenu par la hiérarchie, il y a de plus en plus de travail administratif, de moins en moins de respect pour l’uniforme, il faut avoir un bon mental pour résister à la pression…
En Ariège on est tout de même privilégié, il n’y a pas de grosse délinquance»
A ses côtés Yohan, son jeune équipier, arrivé il ya quelques mois à peine de la Seine Saint Denis. Pour lui la solidarité des collègues c’est essentiel dans ce métier.
«Nous en avons assez que la Police soit toujours présumée coupable, nous ne demandons pas de permis de tuer, on essaie de faire notre métier le mieux possible dans la légalité…
Il ne faut pas perdre de vue que nous sommes régis par le code pénal, le code de déontologie et le règlement intérieur… il n’y a pas de dérives»
Les policiers ariégeois ont également fait signer des pétitions aux automobilistes fuxéens.
En cette période d’élections, les gardiens de la paix ont décidé de sortir du rang et de leur devoir de réserve pour se faire entendre du nouveau président de la République et de leur futur ministre.
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