C’est malheureusement devenu un phénomène qui prend de l’ampleur… depuis plusieurs mois dans les départements de l’Aude, de la Haute-Garonne, de la Drôme, de l’Ardèche ou des Hautes-Pyrénées, les ruches se volatilisent par dizaines.
Ce matin c’est au rucher école de l’Herm, non loin de Foix, qu’à été constaté un important vol de ruches, de cire et de matériel apicole au grand dam de Georges Arabeyre, apiculteur depuis plus de vingt ans et responsable depuis deux ans des formations au rucher école de l’Ariège.
En cette saison, le GIE Apicole n’ouvre que toutes les trois semaines, il sera donc difficile de dater ce délit mais ce dont l’apiculteur est certain c’est qu’il s’agit d’un connaisseur car il a choisi de dérober les plus belles ruches, les plus pleines, laissant les «ruchettes» qui ne présentent que peu d’intérêt.
«Ce sont des abeilles de race buckfast, une race de travailleuses, moins agressives que la race locale.
Il faut connaître leur mode de fonctionnement, elles ne rentrent à la ruche qu’à la tombée de la nuit, à l’heure où a certainement été commis le vol.
Les colonies qui ont été dérobées font l’objet d’un suivi sanitaire pointu, elles venaient d’être traitées pour le varois»
Après être venu rapidement à bout du portail (la chaîne et le cadenas ont été sectionnés), les cambrioleurs se sont attaqués à la porte d’entrée mais face à sa résistance, ils ont contourné le bâtiment et ont forcé la porte arrière.
«C’est la seconde fois que l’on se fait cambrioler, indique l’apiculteur un peu désabusé. Nous avons installé cette porte qui ne s’ouvre que de l’intérieur par mesure de sécurité»
A l’intérieur du bâtiment, bien qu’il soit encore difficile de faire un inventaire précis du préjudice, Georges Arabeyre a relevé le vol de plusieurs ruches neuves, 40kg de cire, extracteur de grand format, des enfumoirs et certainement du petit matériel: gants, combinaisons de protection… selon lui tout le matériel nécessaire à l’installation en apiculture.
Quant aux motivations des voleurs, il peut s’agir de repeupler à moindre coup des ruchers.
On assiste à une recrudescence des vols avec la surmortalité des abeilles victimes des pesticides, des insecticides ou de la raréfaction de la nourriture.
Quand on sait que le prix de base d’un essaim est de l’ordre de 100 euros et qu’il faut compter plus de quatre-vingt-dix euros la ruche neuve, l’addition peut vite devenir salée.
Le vol peut également être motivé par un trafic à plus ou moins grande échelle, avec revente de ruches: «il suffit de faire sauter le numéro sur la ruche et les marques à l’intérieur pour remettre le matériel sur le marché» précise l’apiculteur.
«Actuellement, le métier est suffisamment difficile, on n’a vraiment pas besoin de ça !»
Georges Arabeyre envisage de faire installer un système de protection dans le local du GIE et des parades pour éviter le vol de ses ruches mais il y a un peu de tristesse dans son cœur car il considère les abeilles comme un patrimoine vivant, une passion qu’il continue à vouloir faire partager.
La gendarmerie est venue ce matin constater les faits, relever les empreintes et une enquête a été ouverte.
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