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Affaire Le Dinh: le «gourou» de l'Ariège fait appel de son jugement
29/03/2012 | 19:12
© MidiNews (archives)
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Et l’on reparle de l’affaire Robert Le Dinh, du nom de ce quinquagénaire, fils d’un ouvrier bouddhiste d’origine vietnamienne et d’une mère française, condamné en 2010 en première instance au tribunal de Foix à 15 ans de réclusion criminelle.

Accusé de viol et d’agression sexuelle sur mineures ainsi que d’abus de faiblesse, le présumé gourou a dirigé une communauté spirituelle pendant plus de 20 ans, d’abord dans le Lot et Garonne puis en Ariège.

Robert le Dinh qui se faisait appeler Tang est actuellement jugé devant la cour d’Assises de Toulouse pour son procès en appel.

Dès les premières heures de ce procès, il a refusé qu’on le présente comme un leader de secte: «je n’ai jamais forcé personne. Je suis un envoyé de dieu, libertin et libre, j’ai simplement animé un groupe»

Maître Robert Le Bonjour et maître Edouard Martiel défendent Robert Le Dinh plaident l’acquittement comme en première instance, démentant le caractère sectaire du groupe de Tang.

A noter que parmi les parties civiles, l’association de défense des familles, l’UNADFI, entend mettre en avant que le groupe du gourou de l’Ariège a été cité dans le dernier rapport de la Miviludes (mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires).

Sans compter sur la détermination du couple Lorenzato, anciens disciples qui ont décrit le gourou de la secte comme «un être pervers qui usait de son emprise pour obtenir des faveurs sexuelles mais aussi pour faire financer son train de vie»

«On aborde ce dossier l’arme au pied» souligne leur avocat maître Picotin en faisant valoir que les experts psychiatres avaient «très clairement conclu à l’emprise mentale» exercée par la gourou.

Isabelle et Dominique Lorenzato sont les premiers à avoir porté plainte en avril 2007. Ils ont gardé le silence durant les deux ans et demi de l’instruction judiciaire mais ils sont désormais bien décidés à s’exprimer et à faire entendre leur droit de victime, notamment pour éviter que des faits similaires ne se reproduisent.

Verdict le 6 avril prochain.

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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 29/03/2012 | 19:12 | Lu: 10637 fois