Bourjassote noire, grise de St Jean, Madeleine des 2 saisons, noire de Barbautan, Pastillière, Panachée, Dalmatie, Noire de Caromb, Sultane, Castex…
Ce sont en tout dix variétés de figuiers endémiques qui ont été plantés le 19 septembre 2008 sur le site de Castagniès à l’entrée du Mas d’Azil sous l’impulsion de la Confrérie des Tindoulets de la Figo, association en charge de la promotion de la traditionnelle Fête de la Figue.
«Il s’agit là d’une figueraie citoyenne qui a pu voir le jour sur un terrain municipal grâce à la participation du Conseil Régional, du Conseil Général et de la Communauté de Communes, sous la houlette des Tindoulets» indique Marie-Pierre Siber, grand Mestre de cette confrérie gourmande, qui plusieurs jours avant la Fête de la Figue arpente le pays panier à la main à la recherche de ce fruit cultivé depuis des millénaires dans le bassin Méditerranéen.
La figue était également fortement implantée en Ariège… Pour preuve, aux XVII et XVIIIe siècles le Mas d’Azil tenait une place importante et ses figues s’exportaient même jusqu’à Toulouse.
Aujourd’hui, tous ces passionnés se mobilisent pour réhabiliter la figue de Castex, fortement implantée dans la région de Daumazan:
«Il s’agit d’une figue jaune avec peu de pépins, devenant légèrement grise puis violette quand elle est bien mûre.
Sa chair rosée est délicieuse» explique Françoise Moirot, secrétaire de l’association Castex Loisirs et détente.
La figueraie de Castagniès donne encore peu de figues mais dans trois ans il faudra s’attendre à des récoltes de l’ordre de 10 tonnes, si bien que les bénévoles des associations impliquées dans ce projet pensent déjà à la valorisation de ce produit qui permettrait à terme de mettre en avant un terroir, à dynamiser un territoire:
«Nous travaillons avec les Coteaux de Gascogne et nous avons déjà fait deux voyages d’étude dans le Lot et Garonne afin de mieux appréhender les méthodes de fabrication des pruneaux d’Agen»
De plus, la labellisation de la figue de Castex constituerait une plus value déterminante car en fonction des statistiques et des marchés (qui font une large part à la figue turque dont le prix de revient bat tous les records) la figue française aurait toutes ses chances…
Peut-être en la transformant comme à Carmignano en Toscane, où les Italiens avec un marché de 7 tonnes par an, conditionnent à la main des figues sèches.
En attendant de marcher dans les pas de leur collègues de Solliès-Ville en Provence qui fournissent 80% de la production de figues françaises, les Ariégeois ont adhéré au réseau Ficusnet.
Cette route méditerranéenne de la figue fédère tous les pays producteurs (Italie, Grèce, Malte…) en mettant en valeur ces différents territoires et permettant à tous de travailler en commun et de profiter des idées et des savoir-faire de chacun.
En attendant, à trois jours de la Xe édition de la Fête de la Figue du Mas d’Azil, Marie-Pierre, Jacques, Françoise, Josée et les autres mettent les bouchées doubles: après avoir cueilli 800kg de figues, il faut confectionner la confiture au chaudron… soit près de 1500 pots qui seront vendus pendant le week-end.
Et pour ceux qui préfèrent investir pour l’avenir, on pourra également se procurer des plants de figuiers.
Rendez-vous au Mas d’Azil samedi 2 et dimanche 3 octobre pour consommer la figue dans tous ses états.
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