Ce petit village de haute Ariège berceau de la race du cheval de Mérens, «le prince noir des Pyrénées» et de l’art roman avec sa chapelle Saint Pierre, est également réputé pour ses sources d’eau chaude naturelles.
Au XIXe siècle on en dénombrait six et le guide Joanne de 1890 vantait les qualités exceptionnelles de ces eaux thermales «souveraines pour les rhumatismes, l’affermissement des os déviés et ramollis, pour le rétablissement de la sonorité des tympans détendus et paralysés, pour les scrofules, etc.»
Mais les habitants de Mérens, davantage tournés vers les activités pastorales et le commerce du bois qui servait à l’époque à alimenter les forges à la catalane, se sont bien peu préoccupés de valoriser ces sources naturelles dont le débit, il faut le reconnaitre, était loin d’être comparable au débit des sources d’eau chaude d’Ax les thermes, à quelques kilomètres.
Aujourd’hui, ces sources représentent un attrait touristique pour tous les amateurs de nature dans la mesure où le GR10 passe à proximité.
Aucun aménagement n’a été réalisé, il s’agit de baignoires naturelles d’où une eau sulfureuse à 40° s’écoule en cascade avant de se répandre dans la nature.
C’est en compagnie de François Soulé, agent de développement à la commune de Mérens que nous avons visité ce site qui bien qu’appartenant à un particulier est totalement libre d’accès et gratuit:
«Depuis cinq ans, ces sources d’eau chaude constituent un attrait important pour les visiteurs car l’Office de Tourisme des vallées d’Ax les a inclues dans un topo-guide de rando […]
Le site est gratuit et libre d’accès mais il faut rester vigilant quant à la gestion de sa fréquentation»
Comme tout site naturel un nombre trop important de visiteurs peut mettre à mal un équilibre fragile.
Mais pour l’instant c’est une plus value importante que la commune est en mesure de gérer.
«Ces eaux sulfureuses sont dues à un accident tectonique bien connu dans les Pyrénées, il s’agit de la faille de Mérens qui court jusqu’à la Coume de Varilhes, jusqu’à Prat de Conflens.
Pendant plusieurs kilomètres l’eau s’infiltre sous l’écorce terrestre où elle se charge en minéraux avant de ressortir chauffée et sulfurée», poursuit François Soulé qui connait ce sujet pour avoir fait des études de géographie à la faculté de Toulouse le Mirail.
Cet enfant du pays a fait le choix de s’installer dans le village de ses grands parents et le pari d’y vivre avec sa famille.
Pari gagné puisqu’il a réussi à concilier sa passion pour la montagne en étant accompagnateur en montagne et ses missions d’agent de développement à la mairie où il travaille à l’amélioration du cadre de vie.
«Aujourd’hui nous cherchons à garder un équilibre, entre tradition et folklore, nous ne voulons par devenir un conservatoire et nous refusons le tourisme de masse […]
Mais nous essayons de travailler pour l’avenir, l’avenir de notre commune et de ses habitants»
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