La méthode a plus de 4000 ans. Et pourtant, elle s’impose à nouveau.
Il s’agit d’utiliser des techniques de fauconnerie, ici «l’effarouchement», pour se débarrasser d’oiseaux gênants.
Au centre d’enfouissement des déchets de Berbiac (sur la commune de Manses), ce sont les goélands, les corbeaux, les corneilles, les buses, ou encore des milans noirs qui pourraient venir se délecter de déchets ménagers.
Mais depuis 2006, l’accueil qui leur est réservé est pour le moins décourageant puisqu’ils se font prendre en chasse par les faucons de Christophe Lafuste (fauconnier de formation, officiant l’été au château de Lordat avec ses rapaces).
Celui-ci intervient sur le site de Berbiac 3 fois par semaine de novembre à mai.
«C’est très efficace si on le fait régulièrement, précise-t-il, la technique consiste à faire voler ce faucon, qui est un prédateur naturel du goéland.
Il va les attaquer, donc sa présence a tendance à les faire partir. On crée tout simplement un climat d’insécurité»
Le faucon gerfaut vit dans des pays comme le Canada, l’Alaska, le Groenland, ou la Norvège.
Et le goéland fait donc partie de son alimentation en milieu naturel, une proie qui «sait de façon innée que c’est dangereux pour lui»
La méthode est «durable et non agressive pour l’environnement» selon le Smectom du Plantaurel, qui tente d’éloigner ces oiseaux gênants pas tant pour l’ exploitation du site, mais surtout pour éviter des nuisances aux riverains.
Et il faut bien avouer que grâce à la présence quotidienne du fauconnier, trés peu d’oiseaux indésirables osent pointer le nez.
On est loin de l’image de la décharge envahie d’oiseaux.
«On ne fait pas de bruit. Et il n’y a pas d’insecticides, et aucun produit toxique» se félicite Alain Caillat (directeur général du Smectom du Plantaurel), vantant le bilan positif de la méthode.
Une technique qui permet notamment d’éviter les pétards et les tirs d’effarouchement, «qui provoquaient des nuisances sonores et auxquelles les oiseaux s’habituaient»
L’effarouchement peut être utilisé dans n’importe quel milieu, en ville comme à la campagne.
Art millénaire aujourd’hui capable de résoudre des problèmes bien concrets, la fauconnerie n’a donc pas dit son dernier mot.
On s’en sert aussi pour faire fuir les nuées d’étourneaux en villes. Ou encore dans les aéroports, pour éviter que des oiseaux ne posent problème aux avions.
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