A Auzat, plusieurs bidons bleus s’apprêtent à faire un grand voyage...
A l’intérieur: des kilos de matériel de spéléologie (3500 kilomètres de cordes, des amarrages, du matériel de plongée, etc.).
En fin de semaine, tous ces équipements partent pour Fos-sur-Mer; puis direction la Papouasie-Nouvelle Guinée pour deux mois de bateau.
Le matériel part seul, car le voyage par les airs serait trop cher. Les spéléologues arriveront quant à eux par avion à la fin du mois de janvier.
Cette année, ce périple à l’autre bout du monde est l’expédition nationale de la Fédération Française de Spéléologie.
Plusieurs sportifs (et sportives) ariégeois(es) font partie de l’équipe qui regroupe une quinzaine de personnes en tout: on retrouve Phil Bence, Florence Guillot, Guillaume Capgras et l’organisateur Jean-Paul Sounier.
Alors, comment tout cela est-il financé? «En grande partie avec de l’autofinancement, répond Phil Bence, même si on a des sociétés ou des structures qui nous aident: Petzl, Béal, le comité départemental, la fédération de spéléologie»
Mais une expédition de ce type, ça ne s’improvise pas. «En général, ça demande 2 ans de préparation; même si maintenant on a déjà constitué nos contacts et notre réseau sur place» précise Phil Bence.
Car les aventuriers sont des récidivistes! Et ils en sont déjà à leur cinquième expédition.
«On a déjà découvert un réseau qui fait plus de 15 kilomètres, raconte le spéléologue, mais on avait le sentiment qu’il fallait revenir parce qu’il y a plein de choses à faire»
L’objectif est donc de découvrir de nouvelles cavités et de poursuivre l’exploration de ce secteur, «mais aussi d’en dresser la cartographie» ajoute Phil Bence qui poursuit: «ensuite le plaisir principal: c’est l’exploration !»
Une exploration qui se fait dans des lieux magiques, «c’est un calcaire corallien qui est très blanc. Les parties actives, où il y a des rivières, c’est majestueux, c’est grandiose. Il y a souvent de grands volumes»
Mais tout ne se passe pas sous terre. Car si les spéléologues ont envie de retourner dans la jungle, c’est aussi pour l’aventure humaine qu’ils vivent avec les habitants locaux:
«Les papous en forêt, c’est un autre monde [...] Ils sont très isolés, vivent presque en autonomie. Mais pour eux, on vient aussi d’une autre planète! On vient de très loin pour aller dans des cavités, alors qu’eux en ont peur»
Pour mieux faire comprendre leur démarche, les spéléologues ont déjà emmené sous terre des personnes du village, «ils ont pu raconter ce que l’on faisait. Ce qui est amusant, c’est qu’ils en ont fait des histoires, des épopées. Car toute leur tradition est orale»
Une Histoire qui n’a pas encore fini de s’écrire; avec un nouveau chapitre qui démarre au tout début de l’année 2012. Le matériel lui, est déjà en route.
Pour en savoir plus sur l'expédition: http://www.2012.papouasie.org/Projet.html
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