Les oxydes d’azote, les particules en suspension, les hydrocarbures aromatiques polycycliques ou encore l’ozone pendant l’été... c’est le niveau de ces divers polluants que l’on retrouve dans l’air qui sera relevé à Ax-les-Thermes.
Une station de surveillance de la qualité de l’air vient d’être installée sur le boulodrome de la commune.
Cette expérience (menée par l’Observatoire régional de l’air en Midi-Pyrénées, ORAMIP) durera un an dans le cadre d’un travail de longue haleine mené dans les vallées pyrénéennes.
L’ORAMIP est un organisme indépendant agréé par le ministère du développement durable pour surveiller la qualité de l’air en Midi-Pyrénées. Il dispose de 31 stations fixes, mais utilise de plus en plus des stations de surveillance mobiles pour pouvoir avoir des données ciblées.
«On avait peu de relevés sur les vallées pyrénéennes» explique Dominique Tilak (directrice de l’organisme) «le but est d’améliorer la connaissance sur la qualité de l’air sur l’ensemble du territoire midi-pyrénéen et d’avoir des références de base»
Car les spécificités des vallées encaissées en montagne (au niveau du relief, du microclimat) étaient jusqu’alors peu prises en compte par les modèles nationaux.
Or, «les vallées de montagne ont des climatologies très spécifiques. Nous voulons voir comment cela impacte la qualité de l’air. Car il n’y a pas la même rapidité de dispersion de la pollution qu’en plaine»
Et si on peut penser à priori que l’air en montagne est plus «pur», «ce n’est pas du tout une évidence» selon Dominique Tilak, «nous en saurons plus après un an de relevés»
Les principales sources de pollution de l’air sont liées à l’activité humaine. La vallée d’Ax-les-Thermes cumule différentes sources d’émission de polluants, notamment le chauffage au bois et le trafic routier dû au passage de la RN20.
Après un an de services à Ax-les-Thermes, la station de surveillance poursuivra sa tournée dans d’autres vallées des Pyrénées.
| Comment mesure-t-on la qualité de l’air? Dans chaque station de mesure, l'air ambiant est prélevé. Il est pompé pour entrer dans des analyseurs (appareils de mesures). Tous les jours, chaque analyseur de polluant enregistre les mesures en continu 24h/24h. La station d'acquisition de mesure rassemble les données de tous les polluants mesurés dans la station et les transforme en moyennes quart horaires. Ces données sont ensuite transmises au poste central informatique au siège de l'ORAMIP, à Colomiers, par liaison téléphonique (modem) toutes les trois heures. Les techniciens et les ingénieurs de l'ORAMIP les valident afin de pouvoir les exploiter. Ce sont ces mesures en temps réel (réactualisées toutes les 3 heures) que l’on peut retrouver sur le site internet (http://www.oramip.org) polluant par polluant ou station par station. Source: ORAMIP |
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