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André Trigano: 40 ans de vie publique au service des Ariégeois
23/12/2011 | 20:04
© MidiNews 2011

1971-2011… André Trigano, maire de Pamiers, revient sur ses quarante années de vie publique, 40 ans de passion, d’engagement auprès des Ariégeois.

Dans les années 70, André Trigano est déjà un chef d’entreprise qui a réussi.

Héritier d'une longue tradition des vacances pour tous, c'est son père Raymond Trigano, qui, en 1935, crée le premier atelier de toiles de bâches.

En 1936, il propose aux Français qui viennent d'obtenir les premiers congés payés des tentes qui leur permettront de profiter enfin des vacances.

Après la guerre, André Trigano poursuit sur la lancée de son père et va créer une publicité, «Le camping, c'est Trigano», tandis que son frère Gilbert devient propriétaire du Club Méditerranée, un club qui loue ses tentes chez Trigano depuis déjà longtemps.

Aujourd’hui, André Trigano est une figure incontournable des vacances en camping.

Il se positionne comme le leader dans ce domaine proposant aujourd'hui une large sélection de campings au sein d'une très grande variété de paysages.

André Trigano n’avait jamais fait de politique et ne savait rien de la chose publique.

Quand en 1971 on lui parle de la mairie de Mazères c’est par reconnaissance pour ce village ariégeois qui a accueilli sa famille pendant la seconde guerre mondiale qu’il répond favorablement malgré les réserves de son épouse Gaby, qui lui prédit un score lamentable: «tu n’es pas Mazérien, tu n’es pas Ariégeois, tu n’as aucune chance !»

Dans sa campagne il promet 100 emplois.

Il est élu au premier tour avec plus de 78,5% des suffrages.

A la fin du premier mandat ce sont plus de 250 emplois créés sur la bastide et au fil des années jusqu’en 1995 ce sont des entreprises comme Ruggieri et plus tard Maz’air qui se fixent sur la commune.

En 1982 attiré par le Conseil général, André Trigano se présente sur le canton de Saverdun et sans aucune carte de parti il arrive pourtant à se faire élire avec près de 60% des voix. 


En 1986 il se passionne pour la région et se présente toujours sans étiquette aux élections qui voient la victoire de Dominique Baudis.

Celui-ci lui propose la présidence de la commission tourisme et il siège dans la commission aménagement du territoire.

«N’ayant aucune étiquette on nous en avait collé une, les trois R: rassemblement républicain régional.

Cela ne voulait pas dire grand-chose mais il y a eu de belles initiatives comme les contrats de terroir, les premiers départs en vacances pour les enfants mis en place avec la CAF, ou la création de l’école régionale pour les métiers du tourisme (l’ERSAT)
»

Après Baudis qui laisse la Région pour s’occuper de la ville de Toulouse, c’est avec le président Censi qu’il continue à travailler.

Nommé président de la confédération du tourisme, en 1992, il se présente sur la seconde circonscription où il est élu avec plus de 50% des suffrages: «à l’époque il ne se posait pas le problème du cumul des mandats, j’étais maire de Mazères, conseiller général, conseiller régional et député de l’Ariè
ge ce qui m’a permis de siéger à la commission tourisme de l’assemblée nationale, une belle revanche pour celui à qui le conseil général de l’Ariège avait proposé le siège de 3e suppléant dans sa commission tourisme !»

En 1995 au terme de quatre mandats à Mazères, André Trigano se présente à Pamiers où il promet 500 emplois.

Une nouvelle aventure, un nouveau challenge pour celui sur qui personne n’aurait misé en politique dans un département rural fortement ancré à gauche.

Les électeurs appaméens lui renouvellent leur confiance en 2001 et 2008.

Désormais ce sont plus de 3800 emplois créés sur Pamiers où André Trigano a réussi à faire venir l’autoroute ou encore la presse de 40 000 tonnes chez Aubert&Duval.

Mais pendant toute cette période, jamais André Trigano n’aura lâché sa vie professionnelle qui l’amène toutes les semaines à Paris: «j’ai fait 4400 allers-retours et je suis encore actuellement président du conseil de surveillance de ma société, ce sont 700 emplois et 1300 en saison»

Sa satisfaction c’est de voir prospérer sa ville: «on me reproche de n’avoir rien fait pour le centre-ville, jusqu’à présent je n’avais pas l’argent pour cela mais on va travailler sur ce dossier pendant les deux ans à venir de notre mandat.

On laissera une ville en bonne santé malgré la dette qui nous est reprochée.

La dette ce n’est rien, c’est savoir si on a la capacité à la rembourser […] on me reproche mon âge mais ce qui compte c’est la passion, je me suis passionné toute ma vie que ce soit dans ma vie professionnelle, dans ma vie publique ou pour les voitures que je collectionne car sans passion on ne fait rien […] il faut faire les choses avec son coeur
»


André Trigano se souvient de sa jeunesse difficile: «pendant les six années de guerre j’ai eu froid, j’ai eu faim et j’ai eu peur mais cela ne m’a pas empêché de rebondir et c’est parce que j’aime le travail que j’ai réalisé tout cela.

C’est le message qu’il faut faire passer aux jeunes: il faut travailler, croire en soi et en l’avenir
»


Un parcours riche en évènements, en actions, en rencontres pour André Trigano qui a redonné ses lettres de noblesses à la politique.


André Trigano en quelque dates

Né le 13 septembre 1925 à Montreuil


Maire de Mazères de 1971 à 1995


Maire de Pamiers  à partir de 1995

Député de la 2e circonscription de 1993 à 1997


Conseiller régional de 1986 à 2004

Conseiller régional du canton de Saverdun de 1982 à 1993

Officier de la Légion d’honneur en 2008 et commandeur de l'ordre national du Mérite en 2011 par Nicolas Sarkozy
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auteur: Laurence Cabrol | publié le: 23/12/2011 | 20:04 | Lu: 25457 fois