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Une compétition internationale d'endurance aux Haras Nationaux de Pamiers

© midinews 2012

Près de 150 cavaliers européens ont participé ce dimanche à une course d’endurance organisée par Simon Bellot et Céline Juste, éleveurs de chevaux purs-sangs arabes à Coussa et passionnés par cette discipline encore trop méconnue du grand public.

Malgré une météo digne du bocage breton, dès 8 heures les premiers cavaliers ont pris le départ pour un itinéraire de 90 km, soit trois boucles de 30 km entrecoupées de contrôles vétérinaires car si sur cette épreuve la vitesse est libre, la santé du cheval reste la priorité des participants.

Avec une moyenne flirtant avec les 17 km/h pour les plus rapides, la balade n’a rien d’une promenade de santé.

Preuve que l’endurance à cheval est une discipline exigeante, tous ces passionnés ont en ligne de mire le respect et la protection de leur monture comme nous l’explique Laurent Mosti, membre de l’équipe de France d’endurance équestre:

«Autrefois la discipline était davantage considérée comme un loisir, elle est en train d’évoluer» précise ce sportif de haut niveau qui vient du monde du concours complet.

C’est par amour pour son épouse Cécile Miletto qu’il s’est mis à l’endurance, selon lui «la discipline la plus complète au niveau de la connaissance des chevaux»

Parmi les participants, on retrouve beaucoup de purs-sangs, des bêtes rustiques et endurantes.

Simon Bellot n’en est pas à son coup d’essai, il organise chaque été une course dédiée aux jeunes chevaux et souvent une course de fin d’année qu’il essaie à chaque édition d’étoffer davantage en l’ouvrant aux cavaliers étrangers: espagnols, anglais, belges, italiens et même finlandais.

«C’est une discipline qui prend de l’ampleur, elle s’adresse aux amateurs et aux professionnels. Nous avons beaucoup de chance d’être accueillis par Sandrine Urban sur le site des Haras Nationaux, ce genre d’épreuve ne peut être envisagé sans le concours de bénévoles, qu’ils en soient d’ores et déjà remerciés»

Tous les 30km, une halte imposée, on descelle les montures et elles passent à la douche, les cavaliers prennent le rythme cardiaque car ils ne peuvent être présentés au contrôle vétérinaire qu’avec un pouls inférieur à 64.

«Le but de ces contrôles, c’est de savoir si le cheval est apte à continuer, explique le Dr Stéphane Fresnel, vétérinaire à Castelnaudary, venu encadrer cette épreuve.

Contrôle de la fréquence cardiaque, allures (boitage ou pas), état général, fréquence respiratoire, transit digestif… Il y a des normes, si le cheval est dans les normes, il peut repartir, sinon on arrête pour éviter tout problème»

Selon lui, toute la course se joue au stand (c’est un peu comme pour la Formule 1!): «en fonction de sa capacité à récupérer, un cheval a toutes ses chances s’il gagne 20 minutes au contrôle véto !»

Jean-Jacques Donzelli, président de la commission endurance Midi-Pyrénées, participe à l’épreuve avec sa monture: «nous organisons une trentaine de courses dans la Région… l’endurance a encore un problème d’image, pourtant c’est une discipline sur longue distance qui rapporte des médailles et qui se développe de plus en plus.

Le début de la saison débute en février et il arrive que les cavaliers français aillent courir dans les pays du golfe l’hiver, tout est question de météo
»


Définition

L'endurance est une course de fond pratiquée à cheval et en pleine nature, dans laquelle le but est de parcourir une longue distance: de 20 km à 160 km en une journée, ou 2 x 100 km sur deux jours.

Cette course chronométrée doit être réalisée le plus rapidement possible tout en conservant une monture en parfait état de santé.

Des contrôles vétérinaires obligatoires sont effectués de façon régulière tout au long du parcours.

Ils garantissent la bonne santé du cheval car en cas de doute (épuisement, boiterie, déshydratation…) celui-ci est disqualifié.

Tout au long de l'épreuve, l'effort de l'animal doit donc être maîtrisé.

Si la discipline fut codifiée en tant que sport dans les années 1950, elle fait aujourd'hui partie des disciplines équestres reconnues par la Fédération équestre internationale (FEI).

Elle croît à un rythme exceptionnel et est actuellement la deuxième discipline après le saut d'obstacles par le nombre des compétitions organisées, mais reste cependant peu connue du grand public.

(Source Wikipédia)
Laurence Cabrol | 19/11/2012 - 18:47 | Lu: 21261 fois