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30ans de l'ANEM: les Ariégeois fers de lance des combats de la montagne

Le congrès de l'ANEM à Ax les Thermes le 26 octobre 2006
© midinews (archives)

L’Association nationale des élus de la montagne a 30 ans. Elle souffle ses bougies cette semaine à Chambéry à l’occasion de son congrès annuel. L’ensemble des représentants des massifs de France sont conviés à l’événement, au premier rang desquels les Ariégeois qui ont marqué l’institution.
 
Frédérique Massat, députée de l’Ariège, préside en effet l’association jusqu’à ce jeudi soir et son passage de témoin au secrétaire général Laurent Wauquiez. Elle achève ainsi son mandat de deux ans, le premier assumé par une femme.
 
Avant elle, Henri Nayrou avait assumé la présidence de l’ANEM. Précédemment encore, Augustin Bonrepaux, qui en fut l’un des fondateurs, l’a dirigée durant deux mandats (non consécutifs), là encore un cas unique.
 
L’association des élus de la montagne a vu le jour au moment de la préparation de la Loi Montagne, sur les fondements de l’ancienne Association nationale de sauvegarde de l’économie montagnarde dont le sénateur Jean Nayrou fut l’une des chevilles ouvrières. Avec l’ANEM, il s’agissait alors de pérenniser les principes du texte législatif adopté en 1985, les élus se regroupant dès octobre 1984.
Un interlocuteur crédible et représentatif
Pour mémoire, rappelons que cette loi reconnaît une spécificité «montagne», un droit à la différence et la nécessité d’adapter les dispositions générales aux particularités de près de 25 % du territoire français, sur lequel vivent 4,9 millions d’habitants, et «dont le développement équitable et durable constitue un objectif d’intérêt national», rappelle l’ANEM.
 
Aujourd’hui, l’association apparaît comme un interlocuteur incontournable des gouvernements successifs en matière d’aménagement et de développement du territoire. Cette année, Chambéry verra ainsi défiler à la tribune le Premier Ministre Manuel Valls ou encore Marylise Lebranchu, ministre de la Décentralisation, et Sylvia Pinel, sa collègue du Logement et de l’Egalité des territoires.
 
En 2006, Ax-les-Thermes se souvient par exemple des passages de Brice Hortefeux, Christian Estrosi ou Dominique Bussereau, respectivement ministres des Collectivités territoriales, de l’Aménagement du territoire, et de l’Agriculture.
 
«Un certain nombre d’avancées enregistrées au fil des années dans les dossiers concernant les zones de montagne démontrent l’importance de l’ANEM, confirme Frédérique Massat. L’association est reconnue comme un interlocuteur crédible et représentatif. Nous comptons des communes, des départements, des régions, des parlementaires, c’est symbolique de l’importance de l’ANEM dans le paysage».
 
La forte représentation ariégeoise au tableau d’honneur de l’ANEM découle, selon la députée de la première circonscription, du «fort investissement des Ariégeois dans les combats menés au Parlement».
Les deux miracles du parti de la montagne
«Il s’avère que mes prédécesseurs et moi-même avons fait preuve d’un engagement remarqué par nos pairs qui nous ont proposés à ces responsabilités. Nous ne sommes pas les seuls, l’Isère par exemple peut aussi se prévaloir d’un certain nombre de présidences, mais il n’est pas anodin qu’un petit département comme le nôtre se positionne aussi fortement.
 
L’Ariège ne produit pas que du fer, elle donne aussi naissance à des hommes et des femmes capables de prendre des responsabilités au niveau national
», sourit Frédérique Massat.
 
De son côté, Henri Nayrou évoque «les deux miracles du parti de la montagne».
 
«Tout d’abord, l’ANEM a la particularité d’avoir enfanté la loi montagne, la première de la République à reconnaître une spécificité à un territoire. Ensuite, le fonctionnement de l’association est le plus vertueux que l’on puisse imaginer avec une limitation du temps de mandat à deux ans pour le président, après avoir exercé deux ans comme secrétaire général pour découvrir les dossiers, et avec une alternance politique et de massifs obligatoire à chaque renouvellement».
 
Avec l’ANEM, «on est réellement au cœur des problèmes de l’agriculture, de la sylviculture, de la vie dans la ruralité» indique encore celui qui fut président de 2008 à 2010. L’Ariège ne peut donc en être absente.

PB | 16/10/2014 - 18:41 | Lu: 18352 fois