Henri Nayrou élu à la présidence du Conseil général de l'Ariège

Henri Nayrou est donc le nouveau président du Conseil général de l’Ariège. Il a été élu lundi par dix-neuf voix contre trois pour son adversaire du jour, Pierre Auriac-Meilleur (Divers Droite). Le conseiller général de Saint-Girons est le cinquième président de l’assemblée départementale.
La séance plénière et publique avait été convoquée pour procéder à cette élection suite à la démission d’Augustin Bonrepaux, aux affaires depuis 2001, qui avait souhaité prendre du recul. Depuis le 20 octobre dernier, il est redevenu «simple» conseiller général du canton d’Ax-les-Thermes.
Avec son titre honorifique de doyen de l’assemblée, Augustin Bonrepaux… a présidé le début de la séance, en compagnie de la benjamine parmi les élus, Frédérique Massat. A l’issue du dépouillement des bulletins égrainé par le duo, l’ancien député de l’Ariège a donc pris place à la tribune du Conseil général.
Dans son discours, prononcé d’une voix teintée d’émotion au cours des premières minutes, Henri Nayrou a tenu à saluer son prédécesseur, homme «intelligent, droit et profondément honnête», mais aussi bien sûr le politique et «sa connaissance des dossiers, sa justesse d’analyse et sa recherche effrénée de l’efficacité au moindre coût»
S’inscrivant clairement dans la logique des dossiers portés précédemment, le nouveau chef de l’exécutif a rappelé qu’il appartenait à la majorité en place et qu’il poursuivrait sur «la lancée d’Augustin sur les dossiers de l’E9, du Très haut débit initié dès 2003 ou encore sur la réforme territoriale sur laquelle je ne baisserai pas la garde», assure-t-il.
La ruralité, c’est le combat d’un gamin de Suc-et-Sentenac plus que la posture d’un homme politique
Se fixant, entre autres objectifs, d’assurer «le maintien des services publics de proximité», Henri Nayrou se veut le défenseur d’une ruralité moderne, évoquant «le combat d’un gamin de Suc-et-Sentenac plus que la posture d’un homme politique»
Et de rappeler combien il avait toujours tenu à vivre à Saint-Girons tout au long de sa carrière professionnelle, malgré les kilomètres le séparant de Toulouse.
«Ce sont des contraintes mais c’est aussi un choix. Celui de vivre dans un cadre exceptionnel qu’il nous faut accompagner vers le monde moderne»
Ce monde moderne, Henri Nayrou veut croire que les Ariégeois en profiteront. Une ambition affichée. «Je me considère en mission. Certes pas une mission sacrée, mais une mission difficile. Je pense que mon caractère est plus rassembleur que clivant, et je vous garantis que je ne vais pas modifier mon ADN en devenant Président du Conseil général.
L’Ariège n’appartient à personne, elle appartient aux citoyens ariégeois, à ceux qui y sont depuis toujours, à ceux qui y sont depuis quelque temps, à ceux qui viennent d’y entrer et enfin à celles et à ceux qui vont arriver»
Il sera candidat aux élections départementales de mars 2015
«L’Ariège a toujours été ma passion. C’est vrai, je suis un homme passionné. Mais je me crois aussi élu rationnel. Notre département, mon département, a un grand avenir mais il ne suffit pas de le dire, il faut le prouver», dit encore celui qui se sait attendu au tournant.
Ce tournant pourrait se présenter dès le mois de mars prochain. L’élu a en effet confirmé qu’il briguerait le mandat de conseiller départemental du nouveau canton de Saint-Girons/Castillon, «si les militants le souhaitent, je passerai ensuite au révélateur de la démocratie»
Voilà pour le fond. Sur la forme et sur le plan de la gouvernance de la collectivité, l’élection d’Henri Nayrou n’entraîne aucun bouleversement. Installée en suivant, la commission permanente, organe décisionnaire du Conseil général, reste ainsi inchangée de même que les commissions dédiées aux diverses compétences.
«Je propose d’adopter une organisation en tous points conforme à celle que nous avons mise en place lors du dernier renouvellement de 2011, livre le nouveau président à ses collègues.
En effet et compte tenu de la date des prochaines échéances, j’ai souhaité procéder à une permutation simplifiée avec Augustin Bonrepaux, dont l’avantage sera d’éviter la valse des chaises musicales. Nous avons assez d’actions à mener dans cette courte période pour nous passer fort aisément de l’effet domino qui en découlerait»
Précédemment membre de la commission permanente, Henri Nayrou laisse donc cette place à Augustin Bonrepaux. Les six vice-présidents conservant, eux, leur délégation respective.
Pour mémoire : Roger Sicre à l’économie et à l’aménagement du territoire, Christine Téqui à la culture aux sports et à la vie associative, Alain Duran aux réseaux et travaux publics, André Montané à la solidarité, Robert Zonch à l’éducation et aux transports, et Bernard Piquemal aux finances et à l’administration générale.
Le Conseil général version Henri Nayrou est en place, sans changements notables dans son organisation, à l’exception du ton du nouveau capitaine.
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