Quitte à faire mentir le poète, on peut être sérieux quand on a 17 ans… pour preuve les élèves de deuxième année en Boulangerie-pâtisserie du CFA de Foix.
Loin des clichés qui ont longtemps circulé sur l’enseignement professionnel considéré à une époque comme une orientation par défaut, ces jeunes Ariégeois ont choisi d’apprendre un métier, le plus beau métier du monde, selon eux, et de nous faire partager un moment privilégié: celui de la pratique avec la fabrication de pain, gâteaux et autres viennoiseries.
Une journée un peu exceptionnelle puisque mercredi le CFA de Foix ouvrait ses portes au public et entendait bien régaler les visiteurs des productions maisons…
Dès 7 heures, plus d’une dizaine d’élèves étaient déjà opérationnels dans le labo et Patrick Plaideau, leur enseignant, distribuait les tâches… une véritable brigade de toques et calots s’activant des fourneaux au pétrin dans la joie et la bonne humeur.
«En 1974, date de la création du CFA, il n’y avait même pas d’espace pour nous, explique M. Plaideau en poste depuis douze ans. Aujourd’hui on assiste même à une féminisation du métier puisque l’on relève à chaque promo entre 20 et 30% de filles […]
A côté de leur stage d’apprentissage qu’ils réalisent chez un maître d’apprentissage (boulanger ou pâtissier), nous procédons à un contrôle continu de formation, c'est-à-dire qu’en seconde année les contrôles de connaissance ont lieu toute l’année […] le dernier aura lieu mi-mai et ils sauront alors s’ils ont réussi leur CAP […]
Je dois avouer que la cuvée est plutôt bonne, ces jeunes ont des valeurs, ils ont le respect des choses»
Pour eux, la journée commence à l’heure où les jeunes de leur âge partent souvent en discothèque, mais il n’y pas de frustration, au contraire: «c’est notre choix, on aime ce métier dont les conditions ont beaucoup évolué avec le temps, explique Kevin. Autrefois, il fallait travailler la pâte à croissant au rouleau, aujourd’hui il existe des laminoirs […] cela permet de gagner du temps»
Quant aux produits travaillés: «ce sont des produits de qualité, il n’y a pas d’édulcorants, de substituts […] nous destinons ces jeunes à devenir Artisans et certains parmi eux obtiendront même la qualification de meilleur ouvrier de France» indique l’enseignant qui vient de recevoir la visite de son ancien formateur, Gérard Mazas, artisan pâtissier-chocolatier aujourd’hui à la retraite, mais qui garde toujours un œil sur la profession.
Le métier auquel ils sont destinés a également bonne presse: certains souhaitent poursuivre, se spécialiser, s’installer comme patron, d’autres ont déjà trouvé une place comme salariés, en Ariège ou ailleurs, souvent ils envisagent même de tenter une carrière à l’étranger.
Les pays comme les Etats-Unis, le Japon, voire même l’Afrique du Sud ou la vieille Europe sont toujours demandeurs de boulangers et pâtissiers français réputés comme les meilleurs au monde…
Et c’est des étoiles plein les yeux que ces jeunes apprentis envisagent leur avenir.
Photos et vidéo: ©AriegeNews TV 2009
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