© AFP - Pierre Andrieu
Entre 300 et 450 personnes, selon les estimations respectives de la gendarmerie et des organisateurs, ont manifesté samedi à Jouarre (Seine-et-Marne), devant la plateforme du pétrolier Hess pour dénoncer le projet d'exploration du gaz de schiste, a constaté un journaliste de l'AFP.
"Les huiles de schiste..., on n'en veut pas, ni ici, ni ailleurs! Ni aujourd'hui, ni demain", "C'est notre terre, Hess go home", proclamaient les banderoles des manifestants, pour la plupart habillés de noir, "symbole de la marée noire", selon Jean-Philippe Prévost, fondateur du Collectif Pays Fertois, une des organisations ayant appelé à la mobilisation.
"Le 14 juillet, le président de la République a annoncé à la télévision que sous son mandat, il n'y aurait pas d'exploration de gaz de schiste. Le même jour, l'entreprise Hess installait la foreuse qu'on a sous les yeux. On peut être interpellés par la coïncidence", a relevé M. Prévost pour qui "il n'est pas question qu'on arrête cette lutte tant que la plateforme sera là".
Aux côtés de militants des associations de défense de l'environnement, de nombreux élus locaux se sont mobilisés. "Les compagnies pétrolières utilisent des sommes folles pour l'exploration. Nous, on aimerait bien que ces compagnies puissent réfléchir à d'autres énergies alternatives pour l'avenir. Le pétrole, c'est terminé", a tranché Nathalie Pierre, maire (PS) de la Ferté-sous-Jouarre.
"Nous sommes contre l'exploration, mais également contre l'exploitation. Si cette plateforme est installée ici, ça veut dire qu'elle est prête à entrer en fonction, malgré le discours du gouvernement. On sait qu'il y a des lobbies puissants qui militent pour le gaz de schiste y compris parmi ses ministres", a dénoncé Annie Lahmer, secrétaire régionale EELV. Une allusion à la position d'Arnaud Montebourg qui s'est montré favorable "à titre personnel" à l'exploration du gaz de schiste par d'autres moyens que la fracturation de la roche mère.
Plusieurs militants ont tenté de pénétrer sur la plateforme mais n'ont pas réussi à approcher les installations gardées par des gendarmes mobiles.
"Nous travaillons dans le cadre de la loi. On est là pour faire un forage pour déterminer s'il y a du pétrole ici. Par ailleurs, les services de l'Etat contrôlent régulièrement et inopinément nos activités", a plaidé Guillaume Defaux chargé de communication de Hess Oil. "Sur les 50 dernières années, on a produit 250 millions de barils et on souhaite poursuivre cette histoire", a-t-il ajouté précisant que son entreprise "s'est engagée à ne jamais recourir à la fracturation hydraulique".
Hess, groupe américain spécialisé dans ces hydrocarbures non conventionnels, avait acquis en juillet des permis d'exploration français de la compagnie Zaza Energy, laquelle avait à son tour racheté en 2011 le groupe Toreador, leur détenteur initial.
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