Christine Téqui, nouvelle présidente du Syndicat mixte: «L'avenir de Guzet se dessine sur des bases saines»

De gauche à droite: Christine Téqui, nouvelle présidente du Syndicat mixte de Guzet, Henri Nayrou, président du Conseil départemental
© midinews 2015

Après vingt-deux années de présidence, Henri Nayrou quitte la présidence du Syndicat mixte de Guzet.

Le nouveau président du Conseil Départemental ne peut continuer d’assumer ces responsabilités et laisse donc la place à Christine Téqui, désignée lundi après-midi à l’occasion de la réunion du comité syndical.

Pour l’élue couserannaise, «il ne s’agit pas de remplacer Henri Nayrou, mais de reprendre le flambeau qu’il a porté»

Une mission qu’elle entend mener «par amour pour cette station».

Avec un brin de nostalgie, Henri Nayrou a reconnu qu’une «page se tourne et qu’elle était inévitable depuis mon élection à la présidence du Département et de son rôle sur la station de Guzet. J’ai choisi en conscience de passer le relais à Christine Téqui»

«Après la déchéance de l’organisme de gestion de la station, à l’automne 1993, Guzet ne pouvait plus fonctionner. Avec Robert Naudi, Augustin Bonrepaux et Roger Barrau, le Conseil Général a décidé de porter secours à Guzet. J’ai dit qu’il n’était pas envisageable d’y mettre un président autre que Couserannais… Ils m’ont pris au mot. Robert Naudi a dit banco !», rappelle-t-il.

Si le bateau a connu des tempêtes, des «périodes de basses eaux» selon le mot du désormais ex-président, il a aussi des périodes plus fastes.

Et d’énumérer les étapes du développement de la station, de l’extension et de la modernisation du domaine skiable, de la conquête du Freychet, de l’arrivée du télésiège trois places, etc.

Sans oublier, bien sûr, l’arrivée de la société Altiservice comme gestionnaire, dans le cadre d’une délégation de service public «incontournable»

«Je considère que les élus n’ont pas à tenir la caisse, que des professionnels sont faits pour cela», formule Henri Nayrou.

Une professionnalisation également sur la qualité de l’encadrement et des personnels mobilisés sur les différents postes de la station, qui porte ses fruits aujourd’hui.

«Cette année, nous avons égalé le record de 2009 avec 1,7 millions d’euros et près de 100.000 journées skieurs. C’est exceptionnel !»

Christine Téqui : «1 € investi sur la station équivaut à 6 € de retombées dans la vallée»
C’est dans cette logique et avec cette même ambition que Christine Téqui empoigne donc aujourd’hui le flambeau présidentiel. «L’avenir se dessine sur des bases saines, avec des résultats qui confortent l’action menée jusqu’à présent, mais on sait que l’avenir de la station passe par notre capacité à conforter le produit “neige”. Plus qu’un sport de plein air, le ski est un outil de développement économique, c’est aussi 77 emplois saisonniers, ou encore 200 emplois au total sur la station.

Quand on sait que 1 € investi sur la station équivaut à 6 € de retombées dans la vallée, on comprend le poids de Guzet pour le Couserans
» (lire aussi ci-contre).

Membre historique du syndicat mixte, le commerçant Michel Dougnac ne dit pas autre chose. Il perçoit même l’évolution.

«On sent bien que Guzet commence à reprendre, dit-il.

On accueille la clientèle de séjour grâce aux résidences modernes qui ont été aménagées, mais il nous manquait la clientèle de passage, celle qui permet de rentabiliser les équipements. Depuis quelques saisons, elle arrive
»

Un sentiment qui vaut toutes les explications pour Henri Nayrou qui cite à loisir les chiffres de la promotion touristique locale, les 94 appartements et les 242 lits, «du concret pour préparer l’avenir», affirme-t-il.

PH | 18/05/2015 - 20:06 | Lu: 31092 fois