Pays d'Olmes: la CCPO signe une convention avec les Amis du musée du textile et du peigne en corne

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Lors du dernier conseil communautaire, au chapitre juridique, les élus du Pays d’Olmes ont acté la signature d’une convention entre CCPO et association des Amis du musée du textile et du peigne en corne de Lavelanet.
L’association des Amis du Musée
Marqué par l’industrie du textile et du peigne en corne depuis le 15ème siècle, le Pays d’Olmes s’est doté en 1983 d’un musée à l’initiative de Jean Michel Caux, René Delpech et Raoul Pigeon, alors président de l’association des Amis.

L’AMTPC s’est fixé comme objectif «la conservation et la mise en valeur du patrimoine historique, social, économique et culturel des industries du textile et du peigne en corne du Pays d’Olmes et au-delà, ainsi que toutes activités utiles pour atteindre ce but».

En 1985, le Musée du Textile et du Peigne en Corne ouvre ses portes à Lavelanet, au sein d’une partie des établissements Dumons.

Depuis 32 ans, les bénévoles de l’AMTPC récupèrent tous les outils, tous les documents qui présentent un intérêt certain pour être conservés (ils ont été soit donnés, soit prêtés à l’association. Certains ont été achetés). Ils ont ainsi sauvé des mains du ferrailleur quelque 400 machines qui sont à l’heure actuelle exposées au musée.

En 1990, lorsque le Conseil Général assure la maîtrise d’ouvrage et réalise les premiers travaux, l’association cède en contrepartie une partie de ses collections.

Les deux partenaires travaillent ensemble et en 2002, le Musée devient musée de France. En 2006, la Communauté de Communes du Pays d’Olmes signe un bail emphytéotique avec le Conseil Général. Depuis 2007, une série de travaux de mise en conformité et d’embellissement sont réalisés (accès handicapé...).

Aujourd’hui, le musée du textile et du peigne en corne présente, au travers de nombreuses machines et documents, les deux principales activités industrielles du Pays d’Olmes, à savoir: la fabrication du tissu de laine cardée: filature, tissage, teinture, apprêts, tricotage, broderie, dentelle, passementerie; et la fabrication du peigne en corne, et ce sur une surface de plus de 3 000m2.
La convention
Aujourd’hui encore, l’AMTPC continue à jouer un rôle d’entretien des machines, d’expertise technique, de recherches historiques. Elle continue à gérer ses propres machines et elle dispose de toute la documentation technique et historique du musée. À cet égard, Jeanine Fauré et Sylvette Saboy ont participé voici peu à l’écriture de textes pour le musée.

Dans cette convention, la CCPO affecte, au sein du musée, une salle à l’association. Dans les 650m2 de la salle réhabilitée par le Conseil Général dans les années 1990, l’association se propose, dans la ligne de son action entreprise en 1983 en créant ce musée, de réaliser une installation de fabrication textile complète propre au Pays d’Olmes.

On y percevra l’histoire et les techniques qui ont contribué à l’essor de l’industrie locale, en y découvrant machine par machine toutes les opérations surprenantes qui ont permis la réalisation des tissus cardés de la matière brute à l’étoffe commercialisable.

Ce sera la représentation d’un atelier «intégré» tels qu’ils ont existé dans la haute vallée du Touyre. Du fil en passant par la couleur, l’ennoblissement, les divers laboratoires, l’administratif ou la tissuthèque. Le cycle de fabrication s’avèrera complet y compris sa camionnette de livraison d’époque.

En cours d’installation, cette salle va désormais faire l’objet de toutes les attentions de l’association présidée par Michel Centenero.

«Outre cette salle et la mise en place de cette chaine de fabrication», indique Laurent Carrère vice-président en charge du tourisme, «la convention précise le rôle de transmission des savoir-faire des membres de l’AMTPC. Un rôle important par rapport à la formation technique de nos techniciens».

Autre modification apportée dans cette convention, la création d’un groupe de concertation en ce qui concerne le comité de suivi. Ce groupe se réunira tous les mercredis avec le responsable du musée, et sera rejoint un mercredi par mois par le vice-président.

Laurent Carrère soulignant à l’intention des élus: «de 1983 à 2002, l’association des Amis du musée du textile et du peigne en corne a géré le musée, acquis de nombreuses machines et de la documentation qui forme aujourd’hui le cœur du musée».

NR | 02/10/2015 - 18:56 | Lu: 3863 fois