Mirepoix: le prix du polar a été décerné à Karline Nivet et Pascal Suhard pour «De chair et d'oubli»

Dimanche 27 septembre, Mirepoix a accueilli la 2ème édition du Salon du polar régional et du livre jeunesse: «Arsenic et culottes courtes».
Toute la journée, le public a pu dialoguer avec auteurs ou éditeurs, participer à des ateliers, des conférences. En milieu de journée, différents prix ont été décernés, dont le prix des lecteurs pour le polar.
Prix remporté par Karline Bouisset (sous la signature de Nivet) procureur de Foix et son complice, Pascal Suhard magistrat à Albi, pour leur 1er roman: «De chair et d’oubli».
Arsenic et culottes courtes
Organisé par l’association des commerçants «Mirepoix en avant», «Arsenic et culottes courtes», le salon du polar régional et du livre jeunesse, a été créé voici deux ans sous l’impulsion de Catherine Moguilevitch (librairie des Couverts).
Dès le début, l’objectif étant pour la libraire de contenter les familles, le grand public. D’où l’idée d’associer deux salons en un.
«Arsenic» à destination du public adulte, fan de polars fleurant bon la région et ses terroirs (meurtriers aussi, cela va sans dire) et «Culottes courtes» s’adressant aux enfants et adolescents.
Et indéniablement, la sauce prend. Alors que les plus jeunes s’adonnaient au plaisir de la lecture ou des jeux proposés (Cluedo et autres jeux par Valérie Pierre du Ludo Labyrinthe, ateliers Hiéroglyphes par Amandine Marshall auteur et Carte pop up par Laurence Bar illustratrice), les adultes ont pu échanger avec les auteurs.
Tous les amateurs du genre le savent, avec le polar, le dépaysement est de mise.
Ici, on a affaire à une littérature qui plonge ses racines au plus profond de la réalité sociale, ancrée sur des lieux où vivent et meurent des êtres ordinaires ou extraordinaires.
Le roman noir est aujourd’hui un genre majeur de la littérature mondiale. Son succès ne se dément pas, qu’il soit historique, que ses enquêtes criminelles soient contemporaines ou avec une intrusion du fantastique.
Quête ou enquête, l’ouverture de la littérature policière aux régions permet aussi d’ancrer le public sur son territoire.
Dimanche à Mirepoix, le public était de ce point de vue bien servi, d’autant que la manifestation culturelle a fait la part belle aux conférences.
En fin de matinée, causerie sous la halle par Daniel Hernandez auteur «Le Vin dans le polar» avec dégustation par Paul Delbosc, œnologue de la cave d’Amont à Mirepoix ou celle en début d’après-midi de Christian Di Scorpio auteur du: «Le Fait divers, du journal au roman».
Là, les participants ont pu découvrir le «premier fait divers et sa scène de crime» en l’occurrence Otzi (mort d’une blessure à l’épaule) retrouvé dans les glaces des Alpes Italiennes en 1991, à la marquise de Brinvillé (contemporaine de Louis XIV) qui a empoissonné son père, ses frères, jusqu’aux années 1797 quant les faits divers commencent à intéresser les journaux.
Des conférences passionnantes, avec des auteurs en verve, qui ont fait voyager leur public.
Un peu plus tard, place à une scène de crime commentée par officier de police judiciaire et proc (lire par ailleurs).
À Mirepoix ce dimanche 27 septembre 2015, le public a été conquis par la qualité de la manifestation.
De leur côté, auteurs et éditeurs ont salué avec chaleur l’engagement des 4 bénévoles de l’association «Mirepoix en avant». Tous l’ont promis, c’est avec plaisir qu’ils reviendront à Mirepoix.
Les auteurs primés
Prix jeunesse: «Qui a barboté le babouin» d’Annabelle Fati.
Prix adolescent: «La prophétie de l’euprocte» de Dany Chevalier Consola, illustratrice Flora Taverner.
Le prix pour l’ensemble de son œuvre a été remis à Daniel Hernandez (Le Loup des Cathares, L’Été de l’égorgeur, Mortes Moissons, Les Cathédrales du vin, Les Requins de la recherche… entre autres grands succès).
Coup de cœur du jury, «Film noir sur la ville rose» d’Otto Rivers, un premier roman autoédité.
Et enfin, le Prix des lecteurs a été décerné à «De chair et d’oubli» aux Éditions Cairn de Karline Nivet et Pascal Suhard.
Catherine Moguilevitch glissant à son sujet: «quand j’ai appris qu’il avait été écrit par deux procureurs, j’ai eu un peu peur… mais non, il s’agit d’un très beau roman qui a tout ce qu’il faut.»
Les deux auteurs quant à eux ont souligné «ce livre est la concrétisation d’une amitié. On y a mis tout notre cœur et on est très contents.»
Des propos relayés par la co-auteure: «notre livre est une affaire d’amitié, de passion, on l’a écrit avec plaisir.»
Karline Bouisset (Nivet de son nom de plume) procureur de Foix, notant: «nous sommes contents aussi de voir que s’organisent des initiatives comme ce salon à Mirepoix.»
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