Qui relèvera le gant pour oser défier le maire de Saverdun, Philippe Calléja, par ailleurs président départemental de l’UMP?
Un combat hautement symbolique donc, tout particulièrement pour le Parti socialiste ariégeois qui rêve de voir chuter le médecin saverdunois sur ses terres.
Alain Couret, chef de file de l’opposition locale, sera-t-il en mesure, cette fois, de défaire Philippe Calléja? Le PS veut y croire et se met en ordre de marche en prévision de l’échéance du printemps 2013.
Echaudé par la réélection du maire sortant en 2008 dès le premier tour, Alain Couret avait même déposé un recours, soutenu en cela par Jean-Louis Catala, leader de la troisième liste en lice. Recours qui n’avait rien donné, si ce n’est tendre davantage encore le climat local.
Depuis, chacun a recouvré son calme mais les antagonismes restent prégnants.
Régulièrement, par exemple, le conseiller municipal socialiste se positionne par voie de presse sur les choix et les réalisations de la majorité comme ce fut le cas récemment sur le dossier de la maison médicale ou de l’aménagement du quartier du Girbet.
Une expression médiatique argumentée mais sans doute insuffisante pour toucher les électeurs de la commune habitués à croiser leur maire dans les rues de la cité. Les colistiers PS disposent de moins d’un an pour fourbir leurs armes et renverser la tendance.
Il faut dire que Philippe Calléja est un édile présent, un homme de contact, à la poignée de main et au sourire faciles.
Cette affabilité ne peut certes pas être érigée en programme de campagne mais chacun sait combien elle pèse à l’heure de glisser le bulletin dans l’urne. Philippe Calléja le sait.
Des enjeux locaux mais pas que…
Sur le fond, au terme de son second mandat, le maire et président de la Communauté de communes du pays de Saverdun peut se targuer de la poursuite du développement démographique et économique de sa commune, incontournable porte d’entrée «nord» de l’Ariège, pilier du futur schéma de cohérence territoriale (SCOT) en cours de constitution le long du sillon de la RN20, de Saverdun à Tarascon.
Dans ce dossier, Philippe Calléja, par ailleurs premier opposant à la majorité départementale, a su enrober ses discours et prises de position dans le cadre de la conduite des échanges avec des élus d’obédience différente.
Une approche pragmatique au bénéfice d’un projet portant sur le développement concerté de la vallée de l’Ariège, tant sur le plan économique, démographique, que des services à la population. Philippe Calléja ne s’est pas trompé de combat.
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