Deuxième centre urbain du pays d’Olmes, la cité mirapicienne ne connaît pas les vicissitudes de la vie municipale de sa cousine lavelanétienne.
Rarement, les gazettes trouvent matière à gloser sur les petites phrases des uns ou les attaques des autres. A croire que tout se joue à l’ombre des Couverts, se noue sereinement derrière ses colombages médiévaux.
Nicole Quillien (PS) boucle la dernière année de son mandat. Un premier qui en appelle un second? C’est tout du moins ce que l’on peut penser tant Madame le Maire n’affiche aucun signe d’une quelconque envie d’abandonner la charge.
En 2008, elle a succédé en douceur à Jean Cazanave qui, au terme de son premier mandat, choisissait de se consacrer entièrement à sa tâche de conseiller général.
En Mirapicien, le cumul des mandats n’est pas une discipline très courue: ici, le maire du chef-lieu de canton n’est ni président de la communauté de communes, ni conseiller général. Et vice-versa bien sûr.
Jean Saint-Martin dans la course?
Nicole Quillien avait été la mieux élue de sa liste «Continuité pour Mirepoix» (!), victorieuse dès le soir du premier tour de l’équipe d’opposition emmenée par Jean Saint-Martin, secrétaire départemental de l’UMP.
Il y a d’ailleurs fort à parier que le bras-droit de Philippe Calléja relève le gant cette année encore.
Labellisée «Grand site de Midi-Pyrénées», incontournable étape touristique et historique du département, la cité vit au rythme des ses animations et manifestations qui jalonnent son calendrier. Il se passe toujours quelque chose à Mirepoix.
Il y cinq ans, dans sa profession de foi, Jean Saint-Martin regrettait surtout le manque d’ambition économique de l’équipe municipale sortante (et de l’équipe désireuse de lui succéder donc) et espérait porter le développement économique nécessaire.
Nul doute que le propos sera encore d’actualité dans les prochains mois même si, depuis 2001, deux zones d’activité ont vu le jour.
Pourquoi pas une liste «verte» ou alternative?
Et c’est bien au cœur de l’une de ces zones que l’on trouve le seul vrai sujet de controverse locale au cours des dernières années: le projet d’implantation d’une grande surface de 2.000 m2. Si le dossier semble relégué aux oubliettes, il avait stigmatisé les oppositions locales, au-delà des clivages habituels.
Soutenu par la mairie et la communauté de communes, le projet avait fédéré contre lui un certain nombre d’habitants de Mirepoix et des environs. Plusieurs manifestations avaient été organisées entre 2009 et 2011.
La présence de membres de la liste emmenée par Jean Saint-Martin n’avait pas été flagrante, «l’opposition municipale» (qui ne siège pas au conseil) ne s’était pas emparée du dossier.
Contrairement à l’association Démocratie à Mirepoix et ses environs (DAME), soutenue notamment par Pays de Mirepoix Environnement, Olmes Ecologie, les Echos-logiques ou encore le Comité Ecologique Ariégeois.
De-là à penser qu’une liste «verte», voire alternative, se présentera en mars 2014 aux suffrages des électeurs mirapiciens, il y a un pas que nous nous garderons bien de franchir.
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