Tribunal correctionnel de Foix: tentative d'escroquerie à l'assurance

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«Je n’étais pas moi-même, je n’étais pas là». L’homme à la barre se dit dépressif, il soigne son alcoolisme, «sa bouée».

Philippe a été condamné mardi par le tribunal correctionnel de Foix pour tentative d’escroquerie. Il avait déclaré sa voiture volée, pour toucher l’argent de l’assurance.

Mi-septembre, Philippe se présente à la gendarmerie de Saint-Croix-Volvestre afin de déclarer le vol de son véhicule et demande à son assureur de l’indemniser. Les forces de l’ordre font des recherches, mais le véhicule demeure introuvable.

Quelques jours plus tard, l’homme se rend à nouveau chez les gendarmes et livre une version quelque peu différente…

Début septembre, lors d’une foire, au restaurant il consomme beaucoup d’alcool. Un peu plus tard, durant la fête, il rencontre une dame. Ils décident de partir se balader.

Alors qu’il s’éloigne pour satisfaire un besoin naturel, la dame prend le volant, et fait une fausse manœuvre. La voiture finit au fond du fossé.

Le prévenu rentre à pied chez lui et raconte à sa famille qu’on lui a volé la voiture.

Sous anti dépresseur au moment des faits, Philippe sera hospitalisé en clinique psychiatrique à Seysses durant deux mois.

À la barre, il maintient «qu’il y avait une dame inconnue», mais, il «ne se rappelle plus trop».

Quand la présidente l’interroge sur son travail, il explique qu’à cette époque il dressait un chien. Désormais il ne «peut plus travailler, il n’a plus de voiture».

Le prévenu a un casier judiciaire, notamment pour des problèmes d’alcool, des outrages et rébellions et mauvais traitements sur animaux.

Le vice-procureur constate «que M. qui se sent dépassé par les évènements ne l’a pas été pour inventer des mensonges».

Claude Cozar ironise et glisse: «marri d’avoir été trompé par une femme, il a opté pour un mauvais choix». Sursis et mise à l’épreuve ont été requis.

En défense, Me Pauline Quintaniha demande l’indulgence du tribunal, soulignant que son client regrette son comportement. «En grande détresse, il s’est fourvoyé dans des explications pas compréhensibles».

Philippe a été condamné à 6 mois de sursis et mise à l’épreuve durant 24 mois. Il a de plus obligation de soins.

NR | 08/01/2016 - 16:57 | Lu: 15213 fois