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Tribunal correctionnel de Foix: condamnée à du sursis pour avoir aidé des étrangers à gagner l'Ariège

© midinews (archives)

Véra a été reconnue coupable d'aide à l'entrée, à la circulation et au séjour d'étrangers en France.

Le tribunal correctionnel de Foix l'a condamnée aujourd'hui à deux mois de prison avec sursis suivant en cela les réquisitions du vice-procureur.

Durant le procès de Véra, Claude Cozar rappelait: «en Ariège nous avons eu affaire à pas mal de filière» mais aujourd'hui, «la montagne a accouché de la souris, car nous avons une seule incrimination».

Pour le vice-procureur «humainement on peut comprendre qu'une personne veuille aider ceux restés au pays». Toutefois, précisait-il la prévenue est coupable d'avoir voulu aider cette famille car pénalement elle est en situation irrégulière. Une peine avec sursis avait été requise.
Rappel des faits
D'origine Albanaise mais de nationalité Française (statut de réfugiée politique acquis en 2005), Véra était suspectée d'avoir reçu 1000€ pour sa participation à l'entrée sur le sol français de deux ressortissants albanais. Les faits s'étalant du 1er juin 2012 au 30 mai 2013 à Pamiers.

En août 2013, X mère de famille dénonçait Véra au commissariat de Foix en expliquant que cette dernière les avait ramené, elle et deux de ses enfants, d'Albanie en voiture, qu'elle garderait leurs passeports, et qu'en échange de conseils administratifs (un document rédigé par une copine de sa fille collégienne, expliquant que cette famille demandait asile pour raisons politiques), ils devaient en contrepartie effectuer des tâches ménagères chez elle.

Véra a toujours contesté cette version, expliquant que l'argent devait servir pour les frais de voyage jusqu'en Italie où vivait le père.

Arrivée à Milan, pas trace du père ; ne sachant où le joindre, Véra décide alors d'embarquer tout le monde pour l'Ariège.

A Foix, elle les aurait déposé devant le 115. La famille n'étant pas prise en charge pas les services sociaux aurait ensuite trouvé refuge chez elle.

Pour Me Piot avocat de la défense, le dépôt de plainte n'était ni plus ni moins que de la vengeance d'une femme pensant que Véra entretenait une liaison avec son mari. «Une manipulation qui fait pschitt et qui accouche d'un dossier de 300 pages».

NR | 04/11/2014 - 18:38 | Lu: 15327 fois