Elections régionales en Ariège: Carole Delga à la rencontre des militants socialistes

De gauche à droite: Carole Delga, Kamel Chibli
© midinews 2015

Fête de la Rose et élections régionales obligent, Carole Delga, tête de liste PS-PRG pour la grande région Midi-Pyrénées/Languedoc-Roussillon, était samedi à La Bastide de Sérou, au milieu des militants socialistes réunis pour le traditionnel rendez-vous de la rentrée politique départementale.

En présence des candidats ariégeois au scrutin de décembre, l’ancienne vice-présidente de Martin Malvy à la Région a participé aux échanges dans la logique de la démarche initiée au printemps dernier.

«Cette Fête de la Rose est un moment de réflexion qui finalise les ateliers lancés en juin, que nous avions appelé les Ateliers du Sud, précise Carole Delga. La prochaine étape sera la présentation du programme complet à la mi-octobre»

Dans l’attente de ces éléments concrets, la candidate et ses équipes se sont lancées dans une «campagne de proximité», comme elle aime à le rappeler.

«Nous sommes des candidats du territoire, nous le vivons. Nous sommes au contact des citoyens, de leurs inquiétudes, de leurs questions par rapport à cette nouvelle région»

Et les questions sont nombreuses, plus politiciennes que politiques pour le moment (faute de programme) notamment sur les rapports entre le PS et ses partenaires.

L’union n’est pas une intention, c’est une réalité de terrain
Si l’on sait que le PRG a acté son ralliement aux socialistes dès le mois de juillet dernier (lire aussi par ailleurs), qu’en est-il des écologistes ? La question n’émeut pas Carole Delga.

«Je retiens surtout que nous avons un bon bilan avec les Verts, comme avec les communistes. Il n’y a pas eu de crise au conseil régional lors du dernier mandat. On a travaillé en bonne intelligence avec tous nos partenaires.

Quoi qu’il en soit, j’ai toujours préféré le rassemblement le plus large possible dès le premier tour. Les Verts ont souhaité partir seuls, c’est un choix. Nous verrons au soir du premier tour qu’elles seront les forces en présence. Les accords se feront ensuite au niveau régional
», indique la tête de liste.

Pragmatique, Carole Delga enfonce le clou : «Chez nous, l’union n’est pas une intention, c’est une réalité de terrain»

A écouter celle qui fut également secrétaire d’Etat de Manuel Valls avant de se lancer dans la campagne, ses craintes résident davantage dans le risque d’abstention.

«Election après élection, on constate effectivement des taux d’abstention de plus en plus élevés, même lors des municipales même si le nombre d’abstentionnistes y est moins important.

La proximité en est la raison. C’est justement pour ça que je tiens à ce que nos candidats mènent une véritable campagne de terrain, parce qu’il n’y a que des relations de proximité qui peuvent recréer du lien avec les citoyens.

Il fait que l’on puisse dire ce qu’apporte réellement la région, sur l’économie, dans les lycées, expliquer clairement le rôle en matière de formation, etc. En clair, il faut ramener le débat sur le fond. C’est là que les électeurs nous attendent. Et ils ont raison
», estime la candidate.

Objectifs: convaincre les abstentionnistes et les électeurs du FN
Convaincre les abstentionnistes est un objectif, parler aux électeurs du FN en est un autre pour lequel Carole Delga se montre lucide.

«Le Front National est devenu une composante du paysage politique. Il faut en tenir compte. Certains de ses électeurs n’ont plus confiance dans la politique. Notre devoir est de les intéresser et de leur redonner cette confiance dans la politique.

Parmi les électeurs du FN, il y a beaucoup de personnes qui ne trouvent pas de réponse ailleurs. Mais on se rend bien compte le FN n’apporte pas de réponse, ni dans son programme ni dans sa gestion des villes qu’il a pu gagner. Ses premiers résultats le démontrent
»

Et pour intéresser les citoyens au scrutin à venir, elle estime que le débat sur la future appellation de la grande région est un bon vecteur… même si elle avoue ne pas encore avoir tranché en ce qui la concerne.

«Le fait de s’interroger sur le nom de notre nouvelle région est déjà un premier pas vers la région», positive Carole Delga, à l’orée de la dernière ligne droite.

PH | 14/09/2015 - 19:19 | Lu: 13335 fois