Mine de Salau: les chasseurs ariégeois, propriétaires du terrain de la mine, entendent le faire savoir

© midinews (archives)

Jean Luc Fernandez, président de la fédération des chasseurs ariégeois, réputé pour son franc parler mais pas pour sa langue de bois, décide de donner un grand coup de pied dans la fourmilière ou plutôt dans le terril, celui de la mine de Salau dont sa fédération est propriétaire.

Las depuis des semaines de voir défiler géologues, experts, porteur de projet, services de l’Etat sur «ses 25 hectares de terrain» le président Fernandez pousse un «coup de gueule».

«Les chasseurs ariégeois sont propriétaires de la mine de Salau, (du terrain, pas du sous-sol), le porteur de projet n’a jamais eu la délicatesse de nous informer de ses intentions.

Depuis plusieurs mois des géologues font des prélèvements sur un terrain privé, des prélèvements ont également été réalisés sur les terrils pour l’amiante et envoyés dans des laboratoires toulousains sans que nous n’en soyons informés.

Le maire organise des visites, nous avons appris que la préfète était sur site vendredi dernier… sans que jamais nous ne soyons associés à ces visites.

C’est avoir bien peu de considération pour le propriétaire des lieux (…) aujourd’hui trop c’est trop, nous venons d’apprendre que des réunions allaient avoir lieu à Seix (les salles sont réservées) ça ne peut plus durer.

Je ne compte pas intervenir, ni donner mon avis sur l’exploitation de la mine mais au moins en étant le propriétaire, être informé de ce qui se passe sur ce terrain, les bâtiments et les terrils
».

A l’époque, ces terrains avaient été acquis par Raymond Bernié, l’ancien président de la fédération des chasseurs de l’Ariège, avec l’intention d’y monter un projet similaire au Domaine des Oiseaux situé à Mazères. Le projet n’a pas pu être réalisé.

De son côté le Comité Ecologique Ariégeois propose d’utiliser ce terrain pour y réaliser un parc touristique sur le thème de l’ours (voir notre article du 07/09/2015).

Et Jean-Luc Fernandez de préciser à ses opposants historiques: «ils oublient simplement que les propriétaires c’est nous»

Aujourd’hui, le «bouillant» président des chasseurs n’accepte plus d’être tenu à l’écart.

«Dorénavant je ne tolèrerai plus, les chasseurs ne tolèreront plus d’être mis à l’écart de ces projets. J’ai bien l’intention de faire respecter ma propriété et celle des chasseurs ariégeois».

Laurence Cabrol | 08/09/2015 - 20:10 | Lu: 18227 fois